Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 23:56

En marge du débat sur l’intercommunalité, certains élus parlent de fracture Nord/Sud, faisant référence aux conditions de création d’une communauté d’agglomération, plus souples à Bar-le-Duc pour des raisons administratives (1). Une notion administrative que l’on ressent dans d’autres domaines. Exemple pour le numérique. Il faut le savoir, des opérateurs vont (100 % à leurs frais), apporter la fibre jusqu’à l’abonné (100 mégas) dans une ou plusieurs communes et cela dans chaque département de France.

Pour la Meuse, on entend ici et là, un démarrage des travaux pour 2013/2014. Le choix s’est porté sur Bar-le-Duc ou plus précisément sur la Codecom de Bar-le-Duc. Tant mieux pour le Sud, mais pour le Nord… Je suis intervenu personnellement pour faire part de mon étonnement de ne pas voir de communes du Nord Meusien dans ce dispositif. La ville de Verdun a été raccrochée par la suite…

On peut voir sur la carte publiée par SFR (voir en cliquant ici) et en zoomant sur la Meuse) que Bar le Duc et 14 autrescommunes (codecom de Bar-le-Duc) sont éligibles à la fibre (cofinancement de plusieurs opérateurs) mais aussi Verdun, (par un seul opérateur).

C’est mieux que rien, mais on peut se demander pourquoi des villes comme Belleville et Thierville, qui pourtant font parties de l’agglomération verdunoise, ne soient pas concernées. Si on prend l’exemple de la rue Miribel, d’un côté le très haut débit, de l’autre…. En terme d’équité Nord/Sud ou plutôt de cohérence dans l’aménagement du territoire, il aurait été plus judicieux de prendre l’agglomération de Verdun avec Belleville et Thierville.

Vous allez me dire et les autres ? Pour nous, les communes hors agglomération, allant du Sud jusqu’aux frontières du Nord Meusien, il faudra compter sur des dispositifs publics pour avoir accès à ces technologies. Mais a-t-on les moyens ? Peut-être, tout dépend des choix qui seront faits dans le cadre de la montée en débit.

Je regrette que la fibre et donc le très-haut débit, ne soit pas un sujet pas prioritaire pour bon nombre d’élus. Pourtant, c’est un enjeu de développement des territoires ruraux, qui va bien au-delà de ces agglomérations. C’est un enjeu de développement économique et encore une fois d’attractivité… On en prendra conscience dans quelques années, mais il sera peut-être trop tard… Ce ne sera pas faute de l’avoir dit et écrit.

(1) Pour la création d’une communauté d’agglomération, le seuil minimum d’habitants est de 30.000 à Bar-le-Duc, alors qu’il est de 50.000 habitants à Verdun. Cet «avantage» qui se traduit par des dotations importantes

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Numérique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 11:18

Dans l’édition du 25 janvier de l’Est Républicain (article «jusqu’où cela va-t-il aller ?»), des parents d’élèves de Verdun se montrent excédés devant la fermeture de 7 classes prévues à la rentrée 2012 (lire ici). On peut les comprendre. De son côté, le Maire de Verdun précise que 63 élèves de la cité de la Paix sont scolarisés sur le territoire de la Codecom de Charny, ce qui représente selon lui, 3 classes (lire ici). Certes, mais n’oublions pas que dans l’autre sens, 40 enfants environs de Charny sont scolarisés à Verdun… Il ne s’agit pas d’un simple transfert d’enfants d’un territoire à un autre. D’ailleurs, les effectifs à Charny sont en légère baisse avec la menace d’une fermeture de classe. Le problème est donc ailleurs.

Globalement, le nombre d’enfants scolarisés sur le grand verdunois est en baisse. Si on n’attire pas d’emplois et des familles sur le secteur, si on améliore pas l’attractivité, l’image et les infrastructures, il a fort à parier que des classes continueront à fermer… Alors au moment où on parle d’intercommunalité, il est temps que les élus du grand Verdun s’entendent pour se donner les moyens de se développer…

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Infrastructure
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 14:06

A l’aube des trois derniers mois de la campagne présidentielle, les candidats et leurs troupes commencent à déflorer leurs programmes. On connaît la musique, on nous joue la même partition avant chaque élection. A noter quand même une grande différence par rapport aux scrutins précédents : le contexte économique autour des crises (crise économique, crise de confiance…). Un contexte qui rend un peu plus prudent les candidats, qui prennent conscience que les français ne sont plus dupes. Attention à l’effet l’effet boomerang.

Soyons pragmatiques. Il faut agir sur des leviers que l’on maîtrise, comme la réduction de la dette et une révision fiscale en profondeur… mais juste. On peut faire aussi des économies immédiates sur le train de vie de l’état. De l’Elysée en passant par le gouvernement, les parlementaires etc… Des mesures qualifiées de symboliques par certains, qui s’obstinent à les comparer aux 1800 milliards de la dette. Au-delà de l’aspect purement financier (qui serait loin d’être négligeables), les politiques de droite comme de gauche, donneraient un signe au français, celui d’un pays qui demande des efforts en commençant par son «élite».

Alors certes, les programmes des candidats sont importants, mais n’oublions pas que les promesses d’un jour peuvent-être remises en cause, au lendemain de l’élection, sur l’autel du contexte national ou mondial. Mais la réduction du train de vie de l’état, crise ou pas, on peut l’appliquer. C’est une histoire de volonté… Jusqu’à présent, qu’ils soient de droite ou de gauche ils ne sont pas enclins à le faire. Il suffit de se référer au dernier projet de loi rejeté en novembre par nos parlementaires… (lire ici). Les réactions des uns et des autres sur le sujet mettent en évidence le fossé qui se creuse entre l’élite et le peuple.

Alors au-delà des promesses de campagne, les électeurs doivent aussi s’attacher à la sincérité des candidats…

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:30

Depuis l’annonce de la perte du triple A (que la France détenait depuis 1975), on ne manque pas d’analyses, de commentaires, de règlements de comptes etc… Au niveau politique, ce «A» perdu devient un enjeu électoral. Il faut dire la vérité aux français, nous ne sommes plus la puissance que nous étions… Cette dégradation n’est que le résultat (entre autres) de décennies à vivre au dessus de nos moyens. La certaine «suffisance» française en prend un coup.

Certains s’insurgent devant l’influence des agences de notation et d’autres évoquent une manipulation. Certes, leurs notes ont (ou auront) un impact sur nos taux d’emprunts, mais avant cette dégradation, nos taux n’étaient plus ceux d’un pays AAA. Alors on peut disserter pendant des heures, mais le plus simple pour être un peu moins dépendants de ces notes, c’est de commencer par réduire notre dette. Je ne vais pas oublier (comme dans tous les articles qui touchent à ce sujet), de rappeler aux politiques de montrer l’exemple… cf valeur d’exemple

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 00:23

Les chiffres du chômage de novembre et les indicateurs qui sont au rouge, donnent la tendance pour 2012. La barre fatidique des 10% sera t-elle dépassée au cours de l'année prochaine ? Le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, repousse la perspective d'un chômage à 10,4% fin 2012 comme le prévoit l'OCDE. N'oublions pas que nous sommes à quelques mois d'une échéance majeure… De l'autre côté, l'opposition ne se gêne pas pour fustiger la politique du gouvernement sur le sujet. Certes c'est le lot d'un système bipartite, mais est-ce la seule voie pour sortir de ce fléau qui ronge notre société au fur et à mesure que la crise s'étend ? Et on ne peut pas imaginer que dans les prochains mois la situation se redresse de manière durable, compte tenu de tous les plans sociaux pressentis.

Dans ce contexte, le gouvernement qui aurait sans doute préféré emploi et croissance, prévoit en janvier un sommet pour l'emploi. On voit mal comment trouver des solutions qui portent leurs fruits rapidement, sachant que la dégradation ne date pas d'hier, même si elle est exacerbée par la crise. L'opposition n'est pas plus à l'aise sur le sujet, même si c'est plus simple quand on n'est pas au pouvoir…

En tout cas, tout le monde à conscience de la situation, mais les stratégies électorales risquent de polluer les décisions. Surtout n'oublions pas une chose, derrière ces chiffres de 9 ou 10 % de chômeurs, il y a des femmes et des hommes.

Valeur d'exemple (suite)

J'en profite pour rajouter une couche sur la notion de valeur d'exemple (Lire ici). Il va falloir que les ministres, parlementaires etc... montrent l'exemple dans la rigueur et baissent leurs indemnités de 10 % (ce qu'ils ont refusé il y a quelques semaines)... C'est populiste ? Démagogique ? Non c'est le bon sens...

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés