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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 07:47

Depuis ce 18 mai, avec la publication au journal officiel de l’amendement permettant la constitution d'une agglo à partir de 30000 habitants autour de Verdun, la loi n’est plus le blocage. Avec mes collègues du groupe interco, nous n’avons même pas le temps de profiter de l’euphorie de la victoire, qu’il faut s’atteler à travailler sur le périmètre de l'agglo, mais lequel ?

Que va t-il se passer maintenant ?

D’ici quelques semaines, Mme le Préfet va soumettre un périmètre à tous les conseils municipaux concernés. Ils auront trois mois pour se prononcer. Au terme de ces 3 mois, pour que ce soit adopté, il faudra obtenir une majorité qualifiée (2/3 des communes représentant 50 % de la population ou 50 % des communes représentant 2/3 de la population). C'est quoi ça ?... Pour faire simple, cette règle est faite pour qu’une majorité de communes ou de populations soient d'accord et que les petites communes n’imposent rien aux «grandes» et vice-versa. Mais attention, c’est lourd de conséquence. Si cette majorité qualifiée n’était pas atteinte, la communauté d’agglomération ne se fait pas au 1er janvier et sans doute jamais… La loi publiée samedi précise bien que cette disposition (agglomération) est limitée dans le temps.

Pour tous ceux qui plaident pour le "on ne change rien ou pas tout de suite", qu’ils ne rêvent pas, des regroupements se feront obligatoirement à terme, mais sans le statut d’agglo (bref avec les mêmes contraintes, mais sans les moyens financiers).

Etat des lieux des "pour" et des "contre"

Sur la communauté de communes de Verdun et la communauté de communes de Charny, le conseiller général et maire de Belleville, ainsi que le maire de Thierville, ont affiché leur opposition à la création d’une agglomération au 1erjanvier 2014. Des décisions qui ne sont pas sans conséquence, compte-tenu du poids de ces deux communes dans la majorité qualifiée (plus de 6000 habitants).

Sur la codecom d’Etain, le conseiller général et Maire d’Etain (commune la plus importante avec 3800 habitants) est opposé à l’intégration de la codecom d’Etain dans l’agglo. Par contre, sur ce territoire, 14 maires sur 26 ont fait part au Préfet de leur volonté de rejoindre Verdun (Abaucourt, Blanzée, Boinville, Châtillon, Damloup, Dieppe, Foameix, Grimaucourt, Gussainville, Herméville, Maucourt, Mogeville, Moranville et Moulainville)

Pour la communauté de Communes du Val de Meuse (autour de Dieue/Meuse), seules 2 communes (Belleray et Dugny) ont délibéré clairement pour rejoindre l’agglo (d’autres réfléchissent). Le conseiller général et Président de cette Codecom ne veut pas rejoindre Verdun. Même position du conseiller général et Président de la Codecom Voie Sacrée (autour de Souilly), mais 1/3 des maires veulent rejoindre l’agglo (Souilly, Ancemont, Heippes, Villers sur Meuse, Récourt et Rambluzin). Enfin, des communes d’autres codecom sont déterminées à rejoindre l’agglo comme par exemple Consenvoye et Brabant sur Meuse.

A ce jour, lorsque l'on passe toutes ces positions à la moulinette de la majorité qualifiée, si on intègre la Codecom Val de Meuse (autour de Dieue) et celle de la Voie sacrée (autour de Souilly), la majorité qualifiée n’est pas atteinte. Et sans majorité qualifiée, pas d’agglomération… On voit bien, qu'en fonction du périmètre qui sera proposé, le risque d’échec est réel. Un scénario que je n’imagine même pas, au regard des enjeux pour le Nord-Meusien… Maintenant la balle est dans le camp des élus.

 


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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 20:13

Le conseil constitutionnel vient de valider ce jeudi «l’amendement 30000» (lire ici l'origine du projet), après presqu'un an de mobilisation avec mes collègues du groupe interco. Comme j’aime à le dire lors de nos nombreuses réunions, «nous ne passerons pas nos vacances ensemble». Et oui, nous avons des divergences politiques, mais nous avons su faire abstraction de nos différences dans ce combat.

Maintenant, il n’y a plus d’inégalité «Nord/Sud» au niveau de la loi. On va pouvoir retirer nos panneaux, mais il reste aux maires et à leurs conseils municipaux de se saisir de cette opportunité (qui rappelons-le est limitée dans le temps par la loi). Il est clair que nous sommes déterminés pour que cette communauté d’agglomération voie le jour dès le premier janvier 2014. Certains préfèrent attendre 2015 ou 2016... On connaît la musique, il suffit de reprendre les différents articles depuis 3 ans. Si avec mes collègues du groupe interco, nous n’avions pas pris le taureau par les cornes, nous en serions au même stade qu’en 2010…  

En attendant, nous continuons nos réunions dans les communes pour présenter le projet. Avec cet amendement validé par le Conseil Constitutionnel, tout va aller très vite… 

 

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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 12:43

Un Fab-Lab est un laboratoire de fabrication, un atelier de prototypage à la demande, composé de machines-outils pilotées par ordinateur et destiné à tous : utilisateurs, étudiants, lycéens, collégiens, créatifs, bricoleurs du XXIème siècle, artistes, artisans, commerçants...

Grâce à des interfaces informatiques, «ergonomiques » et de plus en plus interopérables, il devient plus aisé pour des usagers non-spécialistes de prendre le contrôle d’outils techniques. L'avantage particulier d'un Fab-Lab est qu'il facilite la matérialisation du numérique, la collaboration, les liens, les échanges. Il s’inscrit pleinement dans l’objectif de réduction de la fracture numérique et dans l'intelligence collective.

Les différents Fab Labs en France et dans le monde combinent tous, de manières différentes, cinq fonctions correspondant à cinq publics : la simple découverte du pouvoir de faire, de fabriquer, qui s’adresse aux enfants ou aux bricoleurs ; l’éducation par l’action, qui s’adresse aux écoles et universités ; le prototypage rapide, qui s’adresse aux entrepreneurs et créateurs ; la production locale, qui répond notamment aux besoins de pays en développement, mais aussi à ceux d’artistes, designers ou bricoleurs qui ne cherchent pas la grande série ; et l’innovation, l’invention des objets, des espaces, des formes de demain. La FAB-LAB a aussi un rôle à jouer dans la maîtrise de l’obsolescence programmée en prolongeant la vie des équipements électroniques, électroménagers, informatiques…

Alors pourquoi et pour qui un FabLab chez nous ? Plusieurs partenariats sont à l'étude. Ci-dessous quelques exemples.

Lycées

Le lycée Vauban pour ses formations technologiques, peut trouver un intérêt dans le FAB LAB au niveau de projets personnels des élèves. En effet, même s’ils disposent de matériel pédagogique sur le sujet, ils ne sont utilisés que dans le cadre scolaire et du programme. Avec le FAB LAB, les élèves pourront mener un projet personnel. Pour exemple, dans un FAB LAB en France, deux jeunes ont développé un projet de petit robot autonome, compagnon des maraîchers pour les aider dans les tâches quotidiennes répétitives et coûteuses, en temps et en argent (désherbage). Destiné au marché des petits maraîchers dont la surface d’exploitation avoisine les 6 hectares, il sera commercialisé d’ici la fin 2013 au prix de 15.000 euros. Le marché ciblé représente une surface totale de 60.000 hectares sur les 260.000 hectares de production nationale de légumes. Le chiffre d’affaires visé est de 450.000 euros dès 2014 pour doubler en 2015. Partis de rien, les deux ingénieurs ont développé leur premier prototype de ce robot grâce à Artilect, le Fab Lab toulousain.

Autre partenariat dans le domaine scolaire avec la Maison Familiale et Rurale située à Bras sur Meuse qui rassemble environ 100 élèves. La démarche est différente. Le partenariat serait d’intégrer dans le programme de formation de certaines filières, des ateliers de créativité au Fab Lab dans des domaines d’application variés, pouvant aller de l’agriculture à la domotique, en passant par l’aéromodélisme, la robotique, la confection de vêtements (communicants ou non), la fabrication de mobilier, etc…

Artisans et économie locale

Un autre exemple concret de partenariat avec deux entreprises locales. Nous avons à Bras sur Meuse, une société de fenêtres, portes PCV, Alu, bois… Au-delà de la production standard, cette entreprise à une gamme personnalisée sur mesure. La responsable de ce pôle, qui s’occupe également du Design, est très intéressée pour s’appuyer sur le Fab Lab pour le prototypage de ses projets. Aujourd’hui, pour ce type de petites entreprises de moins de 50 salariés, cette étape n’est pas envisageable économiquement.

Cette personne chargée du désign qui est très créative, n’est pas trop adepte des outils numériques. Le Fab Lab lui permettra de s’affranchir de cette barrière technologique, et pourra se consacrer pleinement à la créativité. Par exemple, elle souhaite réaliser des éléments personnalisés sur les portes. Une fois le projet modélisé,  le prototype pourra être imprimé en 3D (au format ou à l’échelle).

Localement, ce partenariat présente un autre intérêt économique. Grâce au prototype (et les données vectorielles), elle fera produire ces éléments localement par une société située à Charny sur Meuse (1km de Bras), spécialisée dans la transformation du métal, son cisaillage, son pliage et le débits pour souder tous métaux (fonte, aluminium...).

Cette société de Charny voit avec le Fab Lab une voie de développement. En effet, il devient simple de décliner le prototypage sur d’autres projets pour des objets à base d’aluminium, de fonte ou par combinaison du métal et du bois ou métal/Verre.

 Voir vidéo sur le sujet source (Europe1) 

 

 

Particuliers, monde associatif etc…

Avec la mise à disposition collaborative des machines-outils (fraiseuse, imprimante 3D, découpe laser…), les bricoleurs, artistes ou techniciens de toutes générations, amateurs et professionnels de toutes spécialités, peuvent travailler le bois, le métal ou le textile dans le cadre de projets personnels. Il sera possible de fabriquer toutes sortes d’objets utiles, amusants ou esthétiques (objet d’art, pièce mécanique, système électromécanique, domotique, modélisme, vêtements, drone, mobilier…). Bien entendu, les machines ne font pas tout, toutes seules. La créativité et l’intelligence humaine restent le cœur de ce type d’activités, mais l’accès à une communauté ouverte aux échanges de compétences et à un certain nombre d’outils inaccessibles aux particuliers et permettant la réalisation d’objets élaborés ouvrira de nouveaux horizons à vos projets…

Voir la vidéo de l'émission MeuseNumérique sur LNRADIO avec Pascal MINGUET, le pionnier des FABLAB ruraux en France 

 

 



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