Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 03:50

Je me présente à l’élection législative pour la 2ème circonscription de la Meuse et je souhaite vous donner le sens de mon engagement. Il est dans la suite logique de mes combats pour le Nord Meusien depuis des années. Il suffit de relire mes articles sur ce blog. Les campagnes électorales sont souvent (ou toujours) le temps des promesses... Les programmes sont de jolis inventaires à la Prévert dont 80% des propositions sont issues des directives nationales des partis… qui souvent, sont éloignées de vos préoccupations.

Je ne m'inscris pas dans ce registre... On devrait juger les politiques sur la différence entre leurs promesses et leurs réalisations concrètes. Je suis fier de mon bilan qui est incontestable dans mes mandats exercés. N'hésitez pas à faire le même exercice avec mes concurrents.

L’un des objectifs de cette candidature est de placer les enjeux des territoires ruraux au cœur de mon programme. L’avenir de nos communes et de notre département se joue aussi au Parlement à condition de prôner un modèle moderne pour une ruralité qui représente en France 80 % du territoire. La Meuse est rurale, y compris ses villes.

Au-delà des services essentiels pour la population, comme par exemple l’accès à la santé et certains services publics indispensables, la priorité est d’attirer (ou conserver), des habitants iciEn développant notre attractivité, nous favoriserons le développement de l’économie locale ; ce seront donc plus d’emplois, et plus d’opportunités pour nos jeunes.

Pour y parvenir, il faut que s’opère une solidarité nationale pour que nos territoires puissent prétendre à des infrastructures vectrices d’attractivité, qu’elles soient routières, ferroviaires ou numériques. L’avenir pour les jeunes est possible, en conjuguant nos atouts et l’innovation, pour compenser d’autres secteurs qui perdent des emplois.

Le rôle du député n’est pas seulement de suivre les consignes d’un parti politique, il est aussi de défendre au parlement les enjeux majeurs du territoire qu’il représente.

Cela dit, soucieux du bon fonctionnement de nos institutions, je prendrai mes responsabilités, comme je l’ai toujours fait.

Mes convictions ont toujours été celles du centre, mais pour cette élection, «mon parti c’est la Meuse !».  Compte tenu du paysage politique national et local, j'ai choisi d'être candidat sans parti politique. J'en assume les conséquences matérielles : je ne disposerai pas de moyens financiers et logistiques, contrairement aux autres candidats. Mais avec David Chrétien mon suppléant, nous avons de l'énergie et la passion de notre département.

Au fur et à mesure de la campagne, je détaillerai les points de mon programme. Je n'oublierai pas d'évoquer le statut de l'élu tel que je l'imagine pour réconcilier le "politique" et le citoyen. Cela commencera par une accessibilité aux mandats électifs équitable, afin d’avoir une représentativité au parlement qui soit le reflet de l’ensemble des catégories socio-professionnelles. C'est aussi la limitation des mandats dans la durée (Députés, Sénateurs, etc…). Trois mandats suffisent, il suffit d'être dans l'action.

A très bientôt !

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Législatives 2012
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 09:00

Plus que le désaveu d’une politique dans son ensemble,  c’est surtout le rejet de Nicolas SARKOZY qui a permis à François HOLLANDE de devenir le 7ème Président de la cinquième  république. On le voit bien dans les résultats du scrutin avec 51,62 % et le resserrement des derniers jours, bien loin des 55 % annoncés par les sondages depuis des mois....

Au-delà de la joie des militants ou sympathisants, il n’y a pas véritablement d’engouement ou d’élan. Certes, la crise plombe l’ambiance, mais pas seulement et le traditionnel «état de grâce» qui suit l’élection risque de tourner court. La réalité va vite reprendre le dessus et une grande partie des promesses de campagne va être rangée dans «l’armoire à faire élire». Mais ça c’est un classique en politique…

Ce qui a contribué à la défaite de Nicolas SARKOZY, c’est son début Présidence qui a nui durablement à son image avec des attitudes qu’il a traîné comme un boulet tout au long de son quinquennat. Ca restera sans doute anecdotique au regard de l’histoire, mais force est de constater qu'elles ont eu comme effet, une rapide et spectaculaire chute de sa popularité qu’il n’a jamais réussi à rétablir. 

Une fois l’amertume de la défaite digérée, il y a fort à parier qu’il y aura des discussions «musclées» entre les différences sensibilités du centre et de droite.  En tant que simple observateur de la vie politique et pour en avoir discuté avec des élus ou militants, il est clair que l’hyper-Présidence qui a privilégié les conseillers de l’Elysée avec leur vision parfois déconnectée des réalités, a souvent fait grincer des dents.

Plus globalement, à droite comme à gauche, les problèmes ne peuvent être résolus de manière technocratique par des mesures abstraites venues d’en haut.  Le pouvoir aux élus oui, à condition qu'ils soient représentatifs sociologiquement des territoires qu'ils représentent. En tout cas, il est essentiel de s’orienter vers une véritable modernisation du statut de l'élu favorisant l'accès aux mandats d'hommes et de femmes venant de tous horizons professionnels pour affronter les grands enjeux qui se présentent à nous. 


Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 19:11

L’élection présidentielle devrait être un temps de débat sur l’avenir de la France. Cela n’a pas été vraiment le cas dans la campagne d’avant premier tour, et c’est mal parti pour celle du second… Je ne dis pas que c’était le néant, mais les confrontations se sont souvent limitées à des sujets «périphériques» sans projection sur le long terme.

La stratégie électorale a pris le dessus avec une confrontation de l’antisarkozysme contre l’antisocialisme. Une stratégie électorale qui a été réorientée au lendemain de la «vague Marine»… Pour être élu, le Président sortant devra compter sur au moins la moitié des voix qui se sont portées sur François Bayrou, mais aussi et surtout sur 80 % de celles de Marine Le Pen. C’est donc la candidate du Front National qui détient en partie la clé du scrutin. Tout le monde l’a bien compris. A droite, mais à gauche aussi… Et ce qui change, c’est le ton envers la nouvelle «faiseuse de Roi». Il n’y a plus que l’UMP qui s’adresse aux électeurs de Marine Le Pen. Le candidat socialiste aussi. Souvenons-nous il y a quelques années, du temps où l’électeur FN était traité de la même manière que le leader frontiste…

Pour le 6 mai, MLP ne soutiendra sans doute personne. Même si elle espère une défaite de Nicolas Sarkozy pour faire éclater l’UMP, elle ne peut pas donner l’impression d’avoir volontairement fait gagner François Hollande. Si cette stratégie s’avère payante (ou pas) pour le FN, au lendemain de l’élection ou des élections, il sera indispensable à mon sens, d’avoir une force politique au centre de l’échiquier…

Au regard de ce qui précède, il ne faut donc pas compter sur la dizaine de jours restants pour que soient prioritairement abordés les vrais enjeux. Peut-être dans le débat télévisé d’entre deux tours du mercredi 2 mai ?…

 

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 11:14

L’enseignement majeur de ce premier tour en Meuse est la percée de Marine Le Pen. Elle se place deuxième avec 25,82 %, à moins d’un point de Nicolas Sarkozy. En pourcentage de vote pour Marine Le Pen, la Meuse se distingue en se classant 3ème département de France, tout juste derrière le Vaucluse et l’Aisne.

 

Quand on y regarde de plus près, le Front National arrive en tête dans de nombreuses communes rurales mais pas seulement. Si on fait abstraction des 3 «grandes» villes (Verdun, Bar-le-Duc et Commercy), dans la petite trentaine de «bourgs» de plus de 1000 habitants, le FN est souvent deuxième et en-tête dans la majorité d’entre eux comme à Ancerville, Belleville, Etain, Clermont-en-Argonne, Cousances-les-Forces, Dieue-sur-Meuse, Euville, Gondrecourt-le-Château, Revigny, St-Mihiel, Sorcy, Vigneulles, Void-Vacon…

 

A chaque élection on nous dit la même chose, le Front National rassemble des électeurs protestataires. J’ai déjà entendu ça en 2002… Les extrêmes n’ont jamais apporté la bonne réponse et il faut tout simplement admettre que c’est un échec de la classe politique depuis des décennies…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
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