Samedi 26 novembre 2011
6
26
/11
/Nov
/2011
14:06
On sait qu’en 2017 (ou avant…), le débat sur l’intérêt des primaires pour la désignation des candidats à l’élection
Présidentielle par les partis politiques, reviendra sur le tapis. Même derrière les discours de façade, tous les partis politiques se posent la question. La dynamique citoyenne des
primaires socialistes, même si elle est retombée depuis, interpelle.
Pour alimenter la réflexion, il est intéressant de se pencher sur deux modes de désignation : les primaires citoyennes du PS
et la nomination par les militants chez Europe Ecologie Les Verts. On ne le saura jamais, mais si la primaire socialiste s’était -comme auparavant- limitée aux militants, le résultat aurait-il
été différent ? Pas impossible… Pour bon nombre de militants, Martine Aubry est plus proche des valeurs de gauche traditionnelles. On a l’effet inverse chez Europe Ecologie Les Verts. Les
militants ont préféré Eva Joly, alors que Nicolas Hulot avait largement l’avantage dans l’opinion. Le résultat aurait-il été différent en cas d’un vote citoyen ? Pas impossible non plus au regard
du sondage BVA publié aujourd’hui (plus de 60 % des français pensent qu’elle doit se retirer de la course à la présidentielle) . Aujourd’hui, l’idée des primaires citoyennes semble intéressante,
mais il faudra voir au lendemain de la présidentielle si le PS avait raison, si les Verts ont décollé dans les sondages ou tout simplement si la bonne stratégie est celle de l’UMP et des autres
partis. A suivre
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Politique
0
Jeudi 17 novembre 2011
4
17
/11
/Nov
/2011
17:10
Quelques jours avant le scrutin des élections cantonales en mars 2011, je signais un billet sur mon blog intitulé : on nous
aurait menti. A l’époque, j’appelais à être vigilant quant au programme des candidats qui demandaient aux électeurs de leur accorder encore 3 ans de confiance (1). Mais dans leur for intérieur,
certains (pas tous) misaient fortement sur une abrogation pour faire trois ans de plus. Leur voeu commence à s’exaucer puisque cette nuit, le Sénat a adopté une proposition de loi relative à
l’abrogation du conseiller territorial.
Dans tous les cantons de France, est-ce que les électeurs qui ont cru élire leur conseiller général seulement pour 3 ans ont
été bernés ? Il reste encore des étapes (Assemblée etc..), donc suite à l’acte 3…
(1) la loi sur la réforme territoriale du 16 décembre 2010, prévoit (ou prévoyait…) que le mandat de conseiller général
ne dure que 3 ans, car en 2014 il est prévu de le remplacer par le Conseiller territorial qui siègera au Conseil Général et au Conseil Régional.
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Coup de gueule
0
Samedi 12 novembre 2011
6
12
/11
/Nov
/2011
00:16
Hier, lors des cérémonies du 11 novembre dans le verdunois, un sujet était au coeur de toutes les discussions :
l’inauguration du musée de Meaux par le Président de la République. Un événement qui fait grincer des dents en Meuse, car c’est aux portes de Paris et bien loin des champs de bataille de Verdun
que ce musée a vu le jour. Même si ici et là, on parle de complémentarité, il y aura inévitablement un impact sur les visites des champs de bataille de Verdun.
Il n’est pas inutile de rappeler que ce musée à Meaux repose essentiellement sur une collection extraordinaire d’un
passionné, Jean-Pierre Verney. Une collection qui a été proposée au Conseil Général en 1988. Mais comme l’indique le collectionneur «ils voulaient la collection, mais pas le bonhomme», résume
celui qui est aujourd’hui le conseiller historique et scientifique du Musée de la Grande Guerre (à Meaux…).
Certains voient en ce refus du Conseil Général de l’époque, une erreur stratégique politique, qu’on va payer longtemps. Pas
mal d’élus qui ont pris cette décision sont encore en place, alors n’hésitez pas à demander à votre conseiller général ses motivations…
En attendant, quand on interroge le collectionneur (article Est Républicain), il ne mâche pas ses mots : «C’est le passé. Ils
ont peut-être fait une erreur mais aujourd’hui la collection est dans un musée. La guerre n’est hélas pas terminée en Meuse. C’est dommage… »
Il résume assez bien la situation. Les conflits entre « certains » coûtent et couteront encore cher à la Meuse et pas
seulement dans le domaine de la mémoire… J’ai eu l’occasion de le répéter à de nombreuses reprises, les décision d’aujourd’hui font la Meuse de demain… et c’était valable hier aussi. Voir
aujourd’hui que « le musée de la grande guerre » n’est pas à Verdun…
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Actualité
0
Mercredi 2 novembre 2011
3
02
/11
/Nov
/2011
08:40
Sur les six premiers mois de l’année 2011, les sites de vente en ligne ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 20%.
Devant cette tendance qui va encore se développer, on peut se poser la question de l’impact sur le commerce local.
Les Français ont dépensé 17,5 milliards d’euros sur internet au cours des 6 premiers mois de l’année 2011. Sur la même
période, les secteurs de la mode-habillement et le tourisme ont signé les plus fortes progressions de chiffres d’affaires (+16%), loin devant les produits high-tech (+8%) et les ventes aux
professionnels (+5%).
Pourtant, plutôt que d’y voir une concurrence féroce, certains entrepreneurs en France voient dans le numérique l’opportunité
de nouvelles perspectives. Des commerçants soignent ainsi leur site, leur blog et leur présence sur les réseaux sociaux pour conquérir la clientèle. Des enseignes traditionnelles ont investi dans
le drive pour proposer à leurs clients de cliquer sur la souris et d’ouvrir leur coffre pour récupérer ses courses.
Avant le numérique, des habitants du grand Verdun (et aujourd’hui encore) n’hésitaient pas à faire des kilomètres pour aller
trouver une marque, un prix etc… dans les départements voisins voire dans un pays frontalier. Le développement de la zone commerciale du Dragon a peut-être atténué cette tendance. Il reste
(heureusement) des gens pour acheter essentiellement à Verdun, d’autres qui vont voir un peu ailleurs, mais achètent aussi à Verdun et enfin il y a ceux qui achètent sur le net, à Verdun et
ailleurs…
Que faire ? Résister ou accompagner le changement ? Je pense qu’il faut aller là où les gens sont. Et une partie des
consommateurs est sur le net alors aidons les commerçants locaux à être présents sur la toile au travers d’un portail en ligne qui référence des produits, des promotions et leur savoir
faire. Le tout relayé sur les réseaux sociaux. Parce qu’il y a des affaires intéressantes à faire ici, de la qualité et des commerçants sérieux ! Après qui peut porter ce projet ? Car un
simple site vitrine ne suffit pas…
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Numérique
0
Dimanche 23 octobre 2011
7
23
/10
/Oct
/2011
08:45
Menace de récession et doute sur les banques, crise de l’euro, crise de la dette… Dans ce contexte, la France plombée par sa
dette n’aura pas d’autre choix, que de prendre des mesures drastiques, alors que se profile l’élection présidentielle et ses traditionnelles promesses…
L’une des trois grandes agences de notation vient de mettre la note « triple A » de la France sous examen. On peut se poser
la question de la légitimité de ces agences (c’est au autre débat à ouvrir), mais quoi qu’il en soit, une dégradation de la note aura un impact non négligeable, notamment sur la capacité de la
France à emprunter à des taux intéressants. Il faut rappeler que la dette française représente 86 % du PIB alors que la moyenne des pays notés Aaa tourne autour de 70%. La France a aussi le
déficit public le plus élevé après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, le record des dépenses publiques après le Danemark et une pression fiscale nettement supérieure à la moyenne des pays notés
Aaa.
Dans quelques mois, la campagne présidentielle va vraiment commencer, avec bien entendu, son lot de promesses électorales… La
majorité présidentielle va être obligé de faire le grand écart, en réduisant les dépenses sans effrayer l’électeur et en face, on va nous promettre un monde meilleur. Mais tous les candidats,
qu’ils soient de droite comme de gauche, savent pertinemment que les promesses seront difficiles à tenir au lendemain de l’élection. «Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent», ça
marche toujours…
Est-ce qu’un jour, on osera voter pour un candidat qui nous dira la vérité ? A tous les échelons de la politique d’ailleurs…
C’est clair que nous promettre du sang et des larmes, c’est moins vendeur que du rêve.
Mais pour être crédible, il faut montrer l’exemple. On peut voter pour un candidat qui nous promet de la rigueur, à condition
qu’il se l’applique. J’entends déjà certains politiques me dire que le train de vie des élus ne représente rien, par rapport au montant de la dette. Trop facile… Le «faites ce que je dis mais pas
ce que je fais» ça suffit. A quand un candidat qui aura le courage de le dire et de le faire ? Ensuite, aux électeurs de l’entendre.
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Politique
0
Derniers Commentaires