Mercredi 6 février 2013
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C’est bien connu, pour faire passer un projet dans le domaine scolaire, on s’appuie sur le traditionnel «intérêt de l’enfant». Et bien sûr, chacun détient
LA vérité sur le sujet, à droite comme à gauche. Alors forcément, le débat qui fait rage aujourd’hui autour des rythmes scolaires n’échappe pas à règle. Je ne prétends pas être un spécialiste ou
un «expert» de l’intérêt de l’enfant, alors je préfère parler de l’intérêt pour la société.
N’étant pas dans une logique d’opposition systématique (et stérile), j’ai trouvé plutôt intéressant les propos du Président de la République à l’automne, sur le
sujet : «quant à l'école primaire, elle doit bénéficier d'une pédagogie nouvelle et devenir un lieu où les devoirs pourront être faits plutôt qu'à la maison pour accompagner les enfants
et rétablir l'égalité». Je suis un fervent défenseur du «tout doit être fait à l’école» (ou presque). Sans arriver vers un «tout égalitaire» utopique, ce modèle donnerait
un peu plus de chance aux enfants qui ont un environnement familial compliqué… Les experts vont me répondre que ce n’est pas possible. D’ailleurs, j’avais déjà interpellé le secrétaire d’état en
charge de ces affaires en 2006, mais je n’ai eu qu’une réponse alambiquée…
Pour en revenir aux rythmes scolaires, trois mois après les propos du Président, la réforme s’éloigne de l’esprit initial. On est plutôt dans une notion d’accueil
périscolaire supporté financièrement par les collectivités locales avec une aide par élève sans aucune garantie dans la durée. Parmi les dernières rumeurs (à confirmer), il n’y aurait plus
d’obligation pour les enfants d’être présents à l’heure périscolaire supplémentaire, dans la mesure où les parents viendraient les récupérer. Bon si c’est dans l’intérêt de l’enfant…Enfin, les
communes ou codecom pourront avant le 31 mars, choisir une mise en application à la rentrée 2014 ou 2015 (au choix). Ca va être simple de gérer le transport scolaire…
Bref, l’idée de départ n’a pas résisté au corporatisme et aux clivages partisans. Et ce n’est pas fini. En tout cas, le changement vers le «tout doit être fait
à l’école», ce n’est pas pour maintenant…
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Samedi 19 janvier 2013
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/2013 06:35
Ce vendredi, l’amendement de Gérard Longuet, visant à abaisser le seuil à 30000 habitants pour la création d'une communauté agglomération a été adopté. C’est une première étape importante vers la fin d’une anomalie
territoriale (lire ici). Mais c'est surtout un espoir pour le développement du verdunois. Comme Bar-le-Duc, qui en tant que Préfecture bénéficie déjà de cette disposition, 3 communes en France
dont Verdun restaient au bord du chemin. J’ai pu suivre en direct les débats de cet amendement. La discussion a porté sur trois amendements déposés par les Sénateurs Longuet, Namy et Masson. Les
deux premiers amendements étaient sensiblement identiques et le troisième, soutenu par le sénateur Masson, n’incluait pas la clause "la commune
la plus peuplée du département, si celle-ci ne se confond pas avec le chef-lieu".
Malgré l’avis défavorable de la commission et du gouvernement, Gérard Longuet a su convaincre au-delà des sensibilités politiques. Juste avant le vote, le Sénateur
de Moselle a retiré son amendement au profit de celui de Gérard Longuet «je suis voisin de la Meuse. Nous savons le problème que pose cette situation en termes d'aménagement du
territoire».
Pour autant ce n’est pas gagné, il reste au parlement à valider les travaux du Sénat et nous comptons sur nos deux députés meusiens pour transformer l’essai. Mais
c'est déjà une étape essentielle pour le groupe «d’élus interco», à l’origine de l’opération «Nord-Sud, mêmes enjeux, mêmes droits» (lire ici). C’est
aussi une première récompense pour un combat mené depuis des mois... mais qui n'est pas terminé.
(lire le compte-rendu
de séance en cliquant ici)
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Mardi 8 janvier 2013
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/2013 08:10
Pas simple pour les non initiés de s’y retrouver dans l’intercommunalité autour du Verdun. Essayons d’y voir un peu plus clair… Pour rappel, des élus de tous
horizons politiques se mobilisent pour avoir les mêmes droits que leurs collègues du Sud Meusien. Leur combat est de créer une communauté d’agglomération autour de Verdun qui apportera des moyens
financiers indispensables pour le développement économique et social du Verdunois.
Pour résumer la situation, Bar-le-Duc vient de créer avec un peu plus de 30000 habitants sa communauté d’agglomération. Verdun, pourtant la ville la plus peuplée de
Meuse, n’a pas accès à cette opportunité. Une anomalie territoriale qui n’est pas sans conséquence financière. C’est tout simplement un manque à gagner de 2,5 millions d’euros chaque année.
L’argent ne fait pas tout, il faut déjà s’entendre sur les projets de développement du verdunois. Mais sans moyens, pas de projets !
Seul un amendement déposé par les parlementaires meusiens peut corriger cette inégalité lourde de conséquence. Des tentatives effectuées en décembre n’ont pas
abouties, mais il reste encore quelques fenêtres de tir courant janvier. Dans le cas où l’amendement serait rejeté, la seule possibilité pour créer une agglomération serait de regrouper 97
communes qui représentent plus de 50000 habitants. Une chose est sûre, l’avenir du verdunois va se jouer dans les prochaines semaines.
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