Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 20:22

Aujourd’hui, la fracture numérique a deux dimensions : sociale et territoriale. S’agissant de la dimension sociale, le taux d’équipement en France est de 60 % contre 80 % au Danemark et en Suède. On aura beau développer des infrastructures, si tous les Français ne sont pas reliés, ils ne pourront pas bénéficier des nouveaux usages et services. Toujours sur l’aspect social, le taux d’équipement varie fortement en fonction des conditions : 83 % chez les cadres supérieurs, 38 % chez les ouvriers et 22 % chez les personnes qui disposent d’un revenu mensuel inférieur à 900 euros.

Pour la deuxième dimension, celle de la fracture territoriale, même si la couverture haut-débit en France est plutôt satisfaisante, le problème réside dans le fossé qui se creuse entre les zones urbaines où l’on déploie déjà de la fibre optique, et la ruralité où bon nombre de communes plafonnent à 2 mégas (sans parler de celles qui sont en zone blanche).

Mais la «fracture numérique» est culturelle plus que technologique. La méfiance vis-à-vis de l’informatique, ajoutée à une relation parfois difficile à l’écrit, pénalise de nombreux usagers potentiels. On peut parler de «zones blanches sociales».

D'autre part, de nombreux foyers sont équipés, mais ont une mono-utilisation (courriels, jeux, recherche documentaire…) et ne s’ouvrent pas à d’autres usages liés à la vie quotidienne.

De ce point de vue, les collectivités locales, premiers interlocuteurs légitimes des populations, ont un devoir de sensibilisation, voire de formation. Il faut éviter que seule une élite culturelle ne bénéficie de cette opportunité d’accès aux droits, aux savoirs.

Bien souvent, la course au déploiement des réseaux et des infrastructures est souvent faite au détriment du développement des usages et de l’appropriation des outils TIC. L’objectif aujourd’hui est de rééquilibrer les investissements pour passer à une logique d’aménagement numérique en déployant des infrastructures actives et des services interactifs entre administrations et citoyens.


Par Julien DIDRY - Publié dans : Infrastructure
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 07:20

Il n’est pas simple de se faire une idée précise de l’origine de la crise. Ou tout du moins, d’être certain que les informations que l’on nous donne soient précises et compréhensibles… Alors du coup, chacun fait son analyse… et moi aussi.

Première question : est-ce la crise financière qui a déclenché la crise économique ou le contraire ? Personnellement, je pense que la crise financière est la conséquence d’une crise économique qui ne date pas d’aujourd’hui. Bien entendu, tout est parti des USA avec une dégradation du pouvoir d’achat des «classes moyennes» et pour y pallier, elles ont été incitées à emprunter. Sauf que le surendettement des familles américaines a fait éclater la bulle financière (cf crise des subprimes).

La droite et la gauche n’ont pas la même vision des solutions. Les uns pensent qu’il faut privilégier l’investissement pendant que les autres prônent une relance de la consommation. La bonne réponse passera sûrement par un compromis entre les deux. Comment en sortir ? Au niveau mondial, il faudra certainement plus de règlementation, plus de régulation. Mais l’urgence est bien de remettre en marche le moteur. En attendant, bon nombre d’emplois sont touchés, à commencer par le secteur automobile et tous les sous-traitants (y compris les transporteurs).

En tout état de cause, dans ce paradoxe de la poule et de l’œuf (qui est apparu en premier la crise financière ou la crise économique ?), de nombreuses familles sont, ou vont être touchées. Pour autant, il ne faut pas se réfugier derrière cette crise financière pour «faire passer» des problèmes existants…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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