La France vue d'ici...

Parfum de révolution

24 Septembre 2014 , Rédigé par Julien DIDRY

Hier soir, en allumant des feux aux quatre coins de la Meuse et plus largement en Lorraine, les agriculteurs ont voulu adresser un message au plus haut sommet de l’état. Un ras-le-bol devant l’empilement de normes, taxes ou encore d’une hyper-règlementation croissante et sclérosante. Pour avoir suivi leurs actions sur les réseaux sociaux, les consignes de sécurité et de non-violence étaient claires. 

Personnellement, je considère cette action comme la partie visible de l’iceberg révolutionnaire dans ce pays. Crise, rejet de la (ou du) politique, affaires, fracture entre l’élite et le peuple, augmentation des inégalités, chômage etc… bref une bombe à retardement…

Même si ce type de manifestation peut gêner, je préfère qu’on se réveille maintenant plutôt que laisser la place aux extrêmes. Nous sommes assis sur une bombe à retardement qu’on ne veut pas désamorcer. Il va falloir répondre aux problèmes de français, sinon l’automne va être chaud. N’en déplaise à l’oligarchie en place, bien installée, qui n’a pas envie que ça change.

«Moi Président» j’aurai agi sur des leviers que l’on maîtrise, comme la réduction de la dette et une révision fiscale en profondeur… mais juste. On peut faire aussi des économies immédiates sur le train de vie de l’état. De l’Elysée en passant par le gouvernement, les parlementaires etc… Des mesures qualifiées de symboliques par certains, qui s’obstinent à les comparer aux près de 2000 milliards de la dette. Au-delà de l’aspect purement financier (qui serait loin d’être négligeables), les politiques de droite comme de gauche, donneraient un signe au français, celui d’un pays qui demande des efforts en commençant par son «élite». Et là, et seulement là, ils seraient crédibles. 

Photo (Est Républicain)

Photo (Est Républicain)

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