Quantcast
Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:52

Il y a un virage à ne pas manquer, celui du numérique. Une chose est certaine, l’avenir d’une commune, d’une ville d’un département passera entre autres, par de l’internet haut-débit maintenant, et le très haut débit demain.

Aujourd’hui en France, les Maires sont inquiets, car ils prennent conscience que l'attractivité de leurs communes passe inévitablement par là. C’est n’est pas un hasard si j’en fais un enjeu majeur depuis 10 ans… J’estime qu’il n’est pas envisageable que des territoires comme le nôtre soient exclus de ces développements socio-économiques. Le déploiement de la fibre optique sur tout le territoire doit être traité comme grande cause nationale. Mais en attendant, il faut du 10 mégas pour tout le monde...

C’est un investissement essentiel pour la France en cette période de crise, qui ne peut faire l’objet de demi-mesures. Les technologies alternatives (satellite, 3G, Wimax), n’apportent pas la même qualité de service que la fibre optique. Elles peuvent être considérées comme des palliatifs mais ne devraient être envisagées que dans des cas extrêmes.

On a déjà connu une telle situation au siècle dernier avec l’arrivée de l’électricité. En 1936, le parlement a adopté la création d’un Fonds d’amortissement des Charges d’Electrification. Une sorte de taxe 5 fois plus élevée pour les grandes aires urbaines que pour les communes rurales. Bel exemple de solidarité ! Peut-être que sans cela, les ruraux se seraient éclairés plus longtemps à la bougie ! Peut-on comparer l’électricité au numérique ? C’est sans doute différent, mais sans du numérique de qualité demain, je crains que la lumière s’éteigne ici…


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 09:00

Plus que le désaveu d’une politique dans son ensemble,  c’est surtout le rejet de Nicolas SARKOZY qui a permis à François HOLLANDE de devenir le 7ème Président de la cinquième  république. On le voit bien dans les résultats du scrutin avec 51,62 % et le resserrement des derniers jours, bien loin des 55 % annoncés par les sondages depuis des mois....

Au-delà de la joie des militants ou sympathisants, il n’y a pas véritablement d’engouement ou d’élan. Certes, la crise plombe l’ambiance, mais pas seulement et le traditionnel «état de grâce» qui suit l’élection risque de tourner court. La réalité va vite reprendre le dessus et une grande partie des promesses de campagne va être rangée dans «l’armoire à faire élire». Mais ça c’est un classique en politique…

Ce qui a contribué à la défaite de Nicolas SARKOZY, c’est son début Présidence qui a nui durablement à son image avec des attitudes qu’il a traîné comme un boulet tout au long de son quinquennat. Ca restera sans doute anecdotique au regard de l’histoire, mais force est de constater qu'elles ont eu comme effet, une rapide et spectaculaire chute de sa popularité qu’il n’a jamais réussi à rétablir. 

Une fois l’amertume de la défaite digérée, il y a fort à parier qu’il y aura des discussions «musclées» entre les différences sensibilités du centre et de droite.  En tant que simple observateur de la vie politique et pour en avoir discuté avec des élus ou militants, il est clair que l’hyper-Présidence qui a privilégié les conseillers de l’Elysée avec leur vision parfois déconnectée des réalités, a souvent fait grincer des dents.

Plus globalement, à droite comme à gauche, les problèmes ne peuvent être résolus de manière technocratique par des mesures abstraites venues d’en haut.  Le pouvoir aux élus oui, à condition qu'ils soient représentatifs sociologiquement des territoires qu'ils représentent. En tout cas, il est essentiel de s’orienter vers une véritable modernisation du statut de l'élu favorisant l'accès aux mandats d'hommes et de femmes venant de tous horizons professionnels pour affronter les grands enjeux qui se présentent à nous. 



Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 09:36

Il y a trois ans, le Ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire de l'époque, Michel Mercier avait souhaité des assises des territoires ruraux pour identifier les besoins et établir un plan d'actions favorisant leur attractivité. Pour la Meuse, c’est à Bar-le-duc que s’était tenue la réunion de restitution en présence du Ministre. Ce moment d’échange et de débat avait clôturé trois réunions publiques en Meuse et j’ai eu le privilège d’être le rapporteur des questions qui concernent le développement des activités économiques et la valorisation des atouts des territoires ruraux. Dans mon introduction, j’ai tenu à souligner au Ministre qu’il était difficile de déconnecter l’attractivité économique d’un territoire de son attractivité tout court. L’image du département de la Meuse ou plutôt son déficit d’image a souvent été évoqué dans les différents ateliers. C’est vrai qu’au premier abord, l’Est de la France peu paraître moins attrayant qu’un département plus au Sud, la ruralité n’a pas toujours bonne presse et en plus, notre département est fortement marqué par la grande guerre. Ces trois vecteurs d’image, qui, individuellement peuvent être un atout, cumulés donnent une image particulière. Et pour attirer des entreprises ou du personnel, il faut également séduire les familles. Un déficit d’image entraîne des difficultés de recrutement de personnels qualifiés, amplifié par les difficultés d’emploi pour les conjoints. Et pourtant, c’est un département qui est agréable, auquel on s’attache et où il y fait bon vivre.

Des infrastructures de qualité

Les infrastructures, qu’elles soient routières, ferroviaires ou numériques ont souvent été abordées dans les débats. Il est impératif de raccourcir les délais d’accès à la gare TGV (contournement Ouest de Verdun…) et d’augmenter le nombre de dessertes. Il faut également améliorer l’accès aux deux pôles régionaux que sont Nancy et Metz (TER), surtout à partir de la gare de Verdun (il faut 1h30 de Verdun pour se rendre à Nancy et presque autant pour Metz). 

Mais tous ces vœux resteront en l’état, s’il n’y a pas un soutien financier. Il est impératif d'avoir une solidarité nationale pour les départements ruraux, comme le nôtre. La Meuse a des atouts. Une terre entre histoire et nature, un positionnement géographique intéressant,  le TGV, une agriculture importante, de l’espace… bref c’est un département qui a de l’avenir…. Si on lui donne les moyens !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés