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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 07:39

A un mois du premier tour de l’élection Présidentielle, tout laisse penser qu’on se dirige vers une finale Sarkozy-Hollande… du côté des sondages en tout cas… Qu’en sera-t-il réellement le 22 avril au soir ? D’ici là, les choses peuvent changer car on entre dans une autre campagne. Celle où le temps de parole des candidats est un peu plus égalitaire…  Sur le sujet,  si on voulait tendre vers une véritable égalité, il faudrait un budget de campagne identique pour chaque candidat… mais c’est un autre débat. Revenons à cette campagne électorale qui fait passer au second plan les crises économiques et sociales. Mais ne nous leurrons pas, on reviendra vite à la réalité au lendemain de cette période élective…

Et même s’il est estompé, ce fond de crise est bien présent. Il se traduit par une envie de protestation forte, symbolisée par exemple par la montée de Melenchon. Le rassemblement à la bastille dimanche dernier est loin d’être anodin. A l’opposé sur la palette politique, il ne faut pas enterrer le FN qui cristallise ceux qui on une envie de KO. Derrière des discours de façade, les deux «grands» partis politiques peuvent trouver un intérêt comptable à la montée de Mélenchon ou Le Pen. Pourtant ce parfum de révolution devrait plutôt les inquiéter. Lutte des classes ? Rejet de la politique ? Augmentation des inégalités ? etc… Une bombe à retardement… On peut comprendre l’envie de révolte, mais les extrêmes n’ont jamais apporté la bonne réponse. Je préfère la révolution douce… Celle qui consiste à changer le système, à moraliser la politique etc… mais dans les urnes. Quel candidat peut le faire ? Intéressons-nous au fond des programmes, des idées et ne tombons pas dans le panneau des stratégies de communication…

 


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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 15:49

Chaque été, le festival Musique et Terrasses (MET) transforme le quai de Londres en scène musicale pour le bonheur de milliers de jeunes et de moins jeunes. On oublie souvent que derrière ce rendez-vous incontournable au coeur de Verdun, il y a des bénévoles qui tous les ans, jonglent pour financer la programmation de ce festival au retentissement régional.

Dans son édition du 23 février, notre quotidien régional (article Est Républicain) nous fait part des difficultés rencontrées par MET pour boucler le budget, d'où un risque réel pour l'édition 2012. Pourquoi ? Une baisse des subventions de la ville de Verdun mettrait à mal le festival. Je n'ai pas à porter de jugement sur autre ville que la mienne, mais cette situation m'amène à une réflexion. Au-delà du fait que ce festival draine des gens de toutes la région, qu'il participe à l'économie locale et notamment aux commerces du quai pendant la saison, son impact sur l'image et l'attractivité du grand verdunois est évident. Personnellement, je pense que toute manifestation qui contribue à l'attractivité pour notre territoire au sens large, ne devrait pas être financée par la ville d'accueil uniquement. C'est l'affaire de tous. Nous ne pouvons pas vivre en autarcie dans nos villages. Que seront nos communes sans un Verdun fort ? Sans un verdunois attractif ? C'est d'ailleurs un raisonnement qu'aurait pu avoir le Maire de Verdun avec la MJC en 2004, quand il a décidé d'arrêter son financement, alors que de nombreux adhérents proviennent de la ville de la Paix… Bref.

En tout cas, une intercommunalité plus forte dans le verdunois prendrait tout son sens pour soutenir ce type d'action. Cela éviterait à des associations comme MET d'être prisent en otage par des conflits de personnes. Mais comme certains élus préfèrent garder leur semblant de pouvoir, on passe à côté de moyens au service de projets vecteurs d'attractivité. Ceux qui sont au coeur des débats actuels sur l'intercommunalité vont dire que je suis d'accord avec Arsène Lux sur la création d'une communauté d'agglomération ? Oui je suis d'accord, mais à condition que les millions d'euros de dotations supplémentaires soient destinés à rendre le verdunois plus fort et attractif. Ca passe par des investissements porteurs d'avenir pour les générations futures... et des soutiens à des actions comme le festival Musiques et Terrasses.

 

 


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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 09:11

Marine le Pen fait la une des médias depuis quelques jours autour de ses difficultés à récolter le nombre de signatures pour se présenter à l’élection présidentielle. Stratégie de communication ou réalité ?

Pour rappel, toute personne qui souhaite se présenter à la plus haute responsabilité de l’état, doit réunir 500 signatures d’élus. C’est potentiellement 47.000 élus, dont plus de 36.000 maires (un élu ne peut parrainer qu'un seul candidat et ne peut lui apporter qu'une seule signature, même s'il cumule différents mandats). Cette disposition ancienne de plusieurs décennies avait pour objectif de faire une pré-sélection des candidats pour écarter toute candidature fantaisiste et d'en limiter le nombre. Pour certains observateurs, le Front National fait le coup à chaque fois et ce débat n’est pas autre chose qu’une opération de communication. Pas faux, mais allons un peu plus loin dans la réflexion. Le FN estime que des pressions sont exercées sur les élus qui voudraient la parrainer et réclame l'anonymat.

Depuis la dernière élection Présidentielle, les choses ont changé. En 2007, JM Le Pen a réuni 507 signatures et entre temps, le FN a perdu une quarantaine de conseillers régionaux. Des signatures qui étaient acquises. Par ailleurs, souvenons-nous des Maires qui ont soutenu JM Le Pen en 2007 et montrés du doigt dans les médias après l'élection. Difficile d'aller expliquer à sa population que c'était pour faire vivre la démocratie. Pour un parti politique qui réuni plusieurs millions d'électeurs, ne pas arriver à rassembler 500 signatures sur 47000 met en évidence que les élus ne veulent pas s’afficher comme soutien au FN aux yeux de leur électorat. Est-ce que Marine Le Pen aura ses 500 parrainages ? Réponse à la mi-mars. Si ce n'était pas le cas, ce serait un cataclysme politique qui laisserait des traces.

Pendant le même temps, un candidat «Dédé l'abeillaud», déguisé en insecte butineur, se targue d'avoir déjà réuni près de 300 promesses de signatures de maires... Il se pose en défenseur du réseau apicole et défenseur de l'environnement. La règle des 500 signatures a donc des conséquences paradoxales, elle limite de moins en moins le nombre de candidats et d’autre part, certains candidats représentant des millions d'électeurs risquent de ne pas pouvoir se présenter. Ce système n’est plus adapté et mérite d’évoluer. Si on n’est pas d’accord avec les idées du FN, il est plus sain de les combattre sur le terrain démocratique. Une bombe à retardement...


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