Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 00:23

Les chiffres du chômage de novembre et les indicateurs qui sont au rouge, donnent la tendance pour 2012. La barre fatidique des 10% sera t-elle dépassée au cours de l'année prochaine ? Le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, repousse la perspective d'un chômage à 10,4% fin 2012 comme le prévoit l'OCDE. N'oublions pas que nous sommes à quelques mois d'une échéance majeure… De l'autre côté, l'opposition ne se gêne pas pour fustiger la politique du gouvernement sur le sujet. Certes c'est le lot d'un système bipartite, mais est-ce la seule voie pour sortir de ce fléau qui ronge notre société au fur et à mesure que la crise s'étend ? Et on ne peut pas imaginer que dans les prochains mois la situation se redresse de manière durable, compte tenu de tous les plans sociaux pressentis.

Dans ce contexte, le gouvernement qui aurait sans doute préféré emploi et croissance, prévoit en janvier un sommet pour l'emploi. On voit mal comment trouver des solutions qui portent leurs fruits rapidement, sachant que la dégradation ne date pas d'hier, même si elle est exacerbée par la crise. L'opposition n'est pas plus à l'aise sur le sujet, même si c'est plus simple quand on n'est pas au pouvoir…

En tout cas, tout le monde à conscience de la situation, mais les stratégies électorales risquent de polluer les décisions. Surtout n'oublions pas une chose, derrière ces chiffres de 9 ou 10 % de chômeurs, il y a des femmes et des hommes.

Valeur d'exemple (suite)

J'en profite pour rajouter une couche sur la notion de valeur d'exemple (Lire ici). Il va falloir que les ministres, parlementaires etc... montrent l'exemple dans la rigueur et baissent leurs indemnités de 10 % (ce qu'ils ont refusé il y a quelques semaines)... C'est populiste ? Démagogique ? Non c'est le bon sens...

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 23:47

En marge du plan de rigueur annoncé par le gouvernement, il a été demandé aux élus ( il y a quelques semaines) de geler leurs indemnités. Je ne pense pas que ce message était adressé à tous les élus, je pense notamment à beaucoup de maires ruraux qui n’ont pas attendu la crise…

En effet, tout comme moi, bon nombre d’élus laissent dans le budget communal une partie de leur indemnité, voir tout pour d’autres. Alors cher(e)s élu(e)s d’en haut, de droite comme de gauche, faites comme nous ! On va me répondre que c’est un discours populiste et les économies générées ne combleront pas le déficit public ! Certes, mais ça y contribuera. Et surtout, les français y verront un signe fort, que la rigueur s’applique à tout le monde…

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 19:43

Rarement débattu, le déséquilibre de représentation des classes socioprofessionnelles au parlement mérite pourtant réflexion. On savait déjà que les femmes étaient sous-représentées, mais au niveau socioprofessionnel, le déséquilibre est également flagrant. En termes de surreprésentation, on pense aux députés issus du secteur public au sens large, mais pas seulement. Par exemple, on peut voir que les professions libérales qui représentent moins de 1% de la population active en France constituent presque 22% des parlementaires. Du côté de la fonction publique on notera particulièrement la sur-représentation du corps enseignant.

Bref un déséquilibre qui est tout simplement la conséquence d'un système inégalitaire pour l'accès (ou la sortie) aux fonctions électives. Tout le monde ne retrouve pas son poste automatiquement à la fin d'un mandat et certains sont contraints de démissionner quand ils sont salariés dans le privé. Certains pays obligent les fonctionnaires à démissionner quand ils se déclarent candidats (Grande-Bretagne) ou quand ils deviennent députés (Allemagne, Australie, Japon, Mexique…). Ce n'est pas une bonne idée, les fonctionnaires, partie intégrante du corps social français, ont aussi le droit d’être représentés, comme toutes les catégories de Français, ni plus, ni moins. C'est plutôt du côté du privé qu'il faut faciliter l'accès aux mandats pour au final, avoir au parlement une pluralité d'idées et beaucoup plus d'élus avec l'expérience du monde de l'entreprise.

Certes, on ne peut pas résumer l'action politique d'un individu à son sexe, son âge ou sa profession. Mais sans aller jusqu'à une parfaite représentativité, il faut l’améliorer. Tout cela doit s’inscrire dans le paquet «statut de l’élu» qui doit inclure, une baisse des indemnités et des avantages, une limitation des mandats dans la durée et une limite d’âge. Mais ça c’est une autre histoire…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Politique
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 22:25

La France a un niveau de confiance en l’avenir parmi les plus bas d’Europe. Pourtant, des pays bien moins lotis que nous sont plus optimistes.  Alors pourquoi ?  Certains avancent un rapport difficile à la mondialisation et l’accélération qu’elle induit. D’autres voient en cette situation, une dépression de la société française qui trahit un besoin urgent de bâtir de nouvelles espérances. Mais les enjeux déterminants pour notre avenir ne trouvent pas de réponse politique à la hauteur.

Pour étayer cette thèse, on pointe les trente années d’un chômage que l’on promet de juguler, sans résultats…Une crise du résultat qui n’est pas étrangère à la baisse de confiance des français vis à vis des politiques.  Mais la confiance ne se décrète pas, elle s’obtient par la preuve. Il est donc préférable de faire des promesses réalistes, même si elles ne font pas rêver…  Si les électeurs jugeaient les politiques, pas seulement sur ce qu’ils disent ou ce qu’ils font, mais plutôt sur l’écart entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font réellement…

En tout cas, les élus devraient être capables de faire leur autocritique (c’est plutôt rare…), mais le citoyen aussi.  Le Français est-il râleur, indécis et jamais content ? Parfois sans doute… Est-ce notre histoire, notre culture etc… ?  Des réformes, il en faut bien évidemment, tout le monde en convient, mais il faut qu’elles soient justes. Mais quelle interprétation avons-nous individuellement de ce qui est juste ?  Pour ramener ce débat sur le terrain politique, on va préférer celle ou celui qui « dit » défendre mes avantages ou mon statut. Du coup, pour les partis politiques, c’est un enjeu électoral.

Alors des réformes il en faut, mais encore une fois, il faut qu’elles soit justes… au sens collectif. C’est peut-être simplement de l’équité. En attendant, il y en a qui ont du mal à finir les fins de mois, d’autres qui sont autour du seuil de pauvreté, souvent sans se plaindre.

Par Julien DIDRY - Publié dans : Coup de gueule
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 18:30

La semaine dernière, le Sénat a adopté un amendement sur les biocarburants déposé par des Sénateurs d’Europe Ecologie Les Verts, avec le soutien du Groupe Socialiste-EELV, et voté par la majorité sénatoriale. Cet amendement supprime l’allégement partiel de la taxe intérieure de consommation (TIC) dont bénéficient les biocarburants. Pour les Verts, c'est dans la ligne de leur opposition aux biocarburants qu'ils ne jugent pas écologique. On peut en débattre, mais cette décision brutale pénalise l’utilisation des biocarburants français, menace des emplois, et compromet le développement des énergies renouvelables en France.

Si cette décision est appliquée en France, les pétroliers n'hésiteront pas à ce tourner  vers des biocarburants moins chers, importés des pays d’Amérique du Sud, des Etats-Unis et d’Asie, qui bénéficient de subventions dans leur pays d’origine. Pour rappel, cette exonération a pour objectif de favoriser l'utilisation des biocarburants français dans la cadre de la Directive sur les Energies renouvelables qui impose aux Etats membres une part de 10% d’énergies renouvelables dans les transports d’ici 2020. La finalité, réduire les gaz à effet de serre, ce qui est déjà le cas avec les biocarburants français (réduction des G.E.S de 49% à 73%), suivant les matières premières utilisées, d’après des études, notamment celle de l’ADEME.

Techniquement, le vote de la loi de finances doit intervenir au Sénat le 6 décembre. Comme il y a fort à parier que le Sénat et le Parlement ne seront pas d'accord sur le sujet,  cela se terminera par un vote à l'Assemblée Nationale (la chambre des députés aura le dernier mot, c'est constitutionnel). Dans l'absolu, le parlement avec une majorité de droite, devrait s'opposer à ce texte, mais certains observateurs font remarquer que la remise en cause de l'allégement fiscal sur les biocarburants est sans doute vue d'un bon œil par les équipes du ministère des finances… Et à gauche, va t-on suivre les consignes du parti ? Sachant que dans leur département, une suppression de cette exonération aurait un impact direct comme ici à Verdun avec l'usine de biodiesel (Baleycourt) et  les 70 emplois créés. Si on veut aller vers les biocarburants de deuxième génération, produits à partir de sources végétales non alimentaires (les tiges ou les feuilles par exemple), il faut déjà passer par la première... Cette technique démarre tout juste à l'échelle industrielle après des années de recherche et développement.

 

 

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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