Lors des discussions autour du Grenelle de l’Environnement, il
avait été décidé de compléter le réseau actuel de parcs nationaux par 3 nouveaux parcs répondant ainsi à la protection de trois écosystèmes clés et peu représentés au sein des parcs nationaux
actuels. L’un d’eux doit concerner « la forêt feuillue de plaine ». Pour ce dernier, le ministère en charge de l’écologie, propose une consultation des acteurs locaux autour de 3 zones
potentielles en France pour accueillir ce nouveau parc national, donc le secteur de Verdun. Le site choisi sera arrêté en fin d’année 2009.
Atout ou une contrainte pour la Meuse ?
Un parc national est un espace en grande partie exceptionnel, du fait d’une combinaison entre géologie, climat, diversité biologique, dynamique des écosystèmes, activités humaines et paysages ou, en d’autres termes, entre nature et culture.
Dans un document en ligne sur le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, la zone de Verdun est passée au peigne fin en termes d’atouts et d’handicaps. Pour l’administration, les atouts du site meusien sont « un site patrimonial exceptionnel, lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, dont la forêt conserve les vestiges. Une renommée internationale, pour un parc national «mémorial», conjuguant nature, histoire et mémoire. Un site détruit et réhabilité par l’homme, didactique sur les interactions entre l’homme et la nature, sa dynamique et l’évolution des paysages. Du côté des handicaps, toujours dans le même rapport, il est relevé « une biodiversité moyenne, s’expliquant par l’occupation forestière récente et les destructions liées à la guerre, des forêts perturbées, encore concernées par les problèmes de pollutions chimiques et d’explosifs liés aux combats. Des peuplements encore jeunes, ne possédant pas encore toutes les caractéristiques des forêts feuillues de plaine plus mâtures et plus anciennes».
Alors est-ce qu’un Parc Naturel est une opportunité ou une contrainte pour la Meuse ? Trop tôt pour y répondre car on ne connaît, ni la localisation précise du « cœur » (10.000 hectares), ni la règlementation puisqu’elle devra être définie par la suite si ce site était retenu.
Pour y répondre, il faudra bien « appréhender » les conséquences sur le tourisme, sur les sites de mémoire, sur l’agriculture etc… Espérons seulement que les débats se situent uniquement au niveau de l’intérêt collectif de la Meuse. Réponse à la fin de l'année ?