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La Mairie au cœur du service public ?

18 Avril 2009 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Infrastructure

Fréquemment, notre quotidien régional préféré se fait l’écho de manifestations d’élus, d’habitants etc… se mobilisant contre la fermeture des services publics dans les communes rurales. Devant cette tendance lourde, je pense qu’une des attitudes à adopter, n’est pas assez exploitée.

Bien entendu, la mobilisation des associations d’élus ou d’autres, permet de résister, de reculer l’échéance et parfois de gagner le combat, mais pendant ce temps, il n’est pas interdit d’explorer de nouvelles voies pour pallier ce phénomène. En effet, des territoires expérimentent des dispositifs intéressants s’appuyant sur les Technologies de l’Information et la Communication pour combler le déficit de services publics en milieu rural.

Relai de services publics

Ces systèmes permettent aux habitants des zones rurales, de disposer des mêmes services que les citadins, sans avoir pour autant à parcourir des dizaines de kilomètres. Grâce à l’utilisation de webcams et de logiciels adaptés, les utilisateurs peuvent être mis en relation à distance avec les conseillers des services publics, leur parler et échanger des documents, comme en face-à-face.

A mon sens, il est préférable de se mobiliser pour un déploiement équitable dans des domaines essentiels comme la santé, mais en ce qui concerne les services publics, donnons des moyens aux Mairies françaises pour qu’elles deviennent de véritables « relais de services publics ». Bien entendu, ca ne se fera pas en un coup de baguette magique, il faut du temps et une réelle volonté politique d’aménager le territoire dans son ensemble. Mais nous élus, soyons force de propositions pour que nos Mairies soient le socle des services publics en France. Je le répète, la commune est l’échelon de proximité par excellence, alors appuyons nous sur ce formidable réseau des 36000 Mairies.

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Sylvain LEBEAU 19/04/2009 15:03

Encore faut-il que ce soit faisable ...Un lien qui met bien les choses en perspectives.

Julien DIDRY 21/04/2009 21:50



Il est vrai que le débit est fondamental dans le développement des TIC. Même si pour le dispositif évoqué dans cet article le 512 Ko suffit.
Pourtant aujourd’hui, la fracture numérique a deux dimensions : sociale et territoriale. S’agissant de la dimension sociale, le taux d’équipement en France est de 60 % contre 80 % au
Danemark et en Suède). On aura beau développer des infrastructures, si tous les français ne son pas reliés, ils ne pourront pas bénéficier des nouveaux usages et services. Toujours sur l’aspect
social, le taux d’équipement varie fortement en fonction des conditions : 83 % chez les cadres supérieurs, 38 % chez les ouvriers et 22 % chez les personnes qui disposent d’un revenu mensuel
inférieur à 900 euros. Pour la deuxième dimension, celle de la fracture territoriale, même si la couverture haut-débit en France est plutôt satisfaisante, le problème réside dans le fossé qui se
creuse entre les zones urbaines où l’on déploie déjà de la fibre optique, et la ruralité où bon nombre de commune plafonnent à 2 mégas (sans parler de celles qui sont en zone blanche). Mais la
« fracture numérique » est aussi culturelle. La méfiance vis-à-vis de l’informatique, ajoutée à une relation souvent difficile à l’écrit, pénalise de nombreux usagers potentiels. On
peut parler de « zones blanches sociales »