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Nous sommes à quatre semaines du scrutin des élections européennes et le moins que l’on puisse dire, cette échéance ne passionne pas les foules. Pourtant, plus de la moitié de la législation nouvelle appliquée chaque année en France est le résultat de décisions prises au niveau européen. Pour intéresser les électeurs, Il faudrait peut-être commencer par leurs expliquer «comment ça marche» ou encore leurs faire partager les enjeux. Du coup, la résonance médiatique est plutôt faible.
En conséquence, les électeurs qui se mobilisent, le font soit pour soutenir un camp, soit pour un « vote sanction » au niveau national. De
leurs côtés, les partis politiques donnent l’impression de placer cette élection comme une étape à une échéance future. Ajouté à cela un mode de scrutin totalement étranger aux habitudes des
populations européennes avec un système de liste par « région » (des régions qui ne correspondent pas à nos régions naturelles), il ne faut pas s’étonner du peu d’intérêt des
français.
En tout cas, moi ça me gène. Alors prenons le temps de se renseigner sur le sujet. Vous pouvez faire une petit tour sur le site officiel du parlement européen en cliquant ici , histoire d’en savoir un peu plus. Un petit passage par les blogs politiques s’impose.
En 1952, le Général De Gaulle disait « On ne fera pas l’Europe, si l’on ne la fait pas avec les peuples et en les y associant ». Et il ajoutait : «construire une confédération issue du suffrage des peuples ». Certes, mais le suffrage universel dans le brouillard, ce n’est pas très démocratique. Sinon ayons le courage d’admettre que pour cette institution complexe qui n’a que cinquante ans (ce qui est très peu dans l’échelle temps historique), l’élection au suffrage universelle directe est peut être arrivée un peu tôt.