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L’école numérique de demain

27 Mai 2009 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Infrastructure

La salle du temps libre s’est transformée ce mercredi en salon de l’école numérique. Il n’est pas surprenant que l’Inspection Académique, organisatrice de l’opération, ait choisi Bras sur Meuse, Ville Internet @@, pour cette première (mais là je ne suis pas objectif !).  En tout cas, cette journée qui a été un franc succès a permis aux visiteurs de découvrir les nouveaux matériels qui équiperont l’école de demain. Elle fait suite au plan national de relance de l’économie française pour les écoles élémentaires situées dans des communes rurales de moins de 2000 habitants. Force est de reconnaitre que la vraie star de la journée était le TBI ou plutôt le Tableau Blanc Interactif.

Et oui, le tableau noir a progressivement cédé la place au tableau vert, concurrencé sérieusement par le tableau blanc et ses feutres effaçables et maintenant voilà qu’il se transforme en un immense tapis de souris et en écran informatique. Là est la véritable révolution. Pour faire simple, un TBI est une surface blanche identifiée comme tableau par un ordinateur à l'aide d'un vidéoprojecteur. Comme sur un tableau traditionnel, il est possible d'écrire, de dessiner, etc… à l'aide de stylets ou de "crayons" ou de "feutres" virtuels. L'ordinateur peut enregistrer l'évolution de ce qui est inscrit à l'écran, l'imprimer mais aussi de manipuler les textes et images tracés (redimensionnement, rotation). Il est aussi possible d'afficher une image, une photo ou une animation. En résumé, c'est à la fois un tableau traditionnel que l'on sauvegarde, et un écran de projection permettant de conserver les annotations réalisées sur les éléments projetés qui sert éventuellement d'interface avec l'ordinateur. Selon plusieurs recherches, les enfants sont beaucoup plus attentifs lorsqu’un enseignant utilise le TBI que le tableau normal. De plus, il est possible de sauvegarder son travail sur le tableau. À la prochaine leçon, l’enseignant pourra donc aller chercher ce qu’il a sauvegardé au cours précédent. Evidemment, cet outil a un prix et les enseignants doivent avoir une formation pour découvrir, explorer, comprendre et manipuler ce nouvel outil. Mais aussi prendre plus de temps pour préparer leurs leçons ou pour les actualiser pour que celles-ci répondent aux différents critères de l’interactivité de ce type de tableau.

En tout cas, à ce salon, il y a eu plus de 250 enseignants ou élus meusiens venus s’intéresser à cet enjeu de société ! Et c’est rassurant, car il faut bien admettre que nous ne sommes pas forcément en avance sur le sujet. Pour info (ça varie selon les sources), même si le nombre de TBI en France a doublé en 2008 (7000 en 2007 et 14000 en 2008), il est de 200000 en Angleterre, soit presque 100 % des établissements. En Meuse trente-huit écoles rurales pourront bénéficier de ce plan national. C’est un début, mais il faudra se mobiliser pour que toutes les écoles en bénéficient… pas seulement pour les écoles mais surtout pour les enfants !

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FAbrice 28/05/2009 07:21

Bonne initiative ,vive le progrés technologique ! Fini le crayon indélébile à la place de l'effaçable ...(n'est ce pas Julien?)Et puis quand le cancre séchera au tableau ,plutot que de regarder au plafond il pourra faire des ombres chinoises...