La France vue d'ici...

Analyse d’une défaite moins lourde qu’annoncée…

7 Mai 2012 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Politique

Plus que le désaveu d’une politique dans son ensemble,  c’est surtout le rejet de Nicolas SARKOZY qui a permis à François HOLLANDE de devenir le 7ème Président de la cinquième  république. On le voit bien dans les résultats du scrutin avec 51,62 % et le resserrement des derniers jours, bien loin des 55 % annoncés par les sondages depuis des mois....

Au-delà de la joie des militants ou sympathisants, il n’y a pas véritablement d’engouement ou d’élan. Certes, la crise plombe l’ambiance, mais pas seulement et le traditionnel «état de grâce» qui suit l’élection risque de tourner court. La réalité va vite reprendre le dessus et une grande partie des promesses de campagne va être rangée dans «l’armoire à faire élire». Mais ça c’est un classique en politique…

Ce qui a contribué à la défaite de Nicolas SARKOZY, c’est son début Présidence qui a nui durablement à son image avec des attitudes qu’il a traîné comme un boulet tout au long de son quinquennat. Ca restera sans doute anecdotique au regard de l’histoire, mais force est de constater qu'elles ont eu comme effet, une rapide et spectaculaire chute de sa popularité qu’il n’a jamais réussi à rétablir. 

Une fois l’amertume de la défaite digérée, il y a fort à parier qu’il y aura des discussions «musclées» entre les différences sensibilités du centre et de droite.  En tant que simple observateur de la vie politique et pour en avoir discuté avec des élus ou militants, il est clair que l’hyper-Présidence qui a privilégié les conseillers de l’Elysée avec leur vision parfois déconnectée des réalités, a souvent fait grincer des dents.

Plus globalement, à droite comme à gauche, les problèmes ne peuvent être résolus de manière technocratique par des mesures abstraites venues d’en haut.  Le pouvoir aux élus oui, à condition qu'ils soient représentatifs sociologiquement des territoires qu'ils représentent. En tout cas, il est essentiel de s’orienter vers une véritable modernisation du statut de l'élu favorisant l'accès aux mandats d'hommes et de femmes venant de tous horizons professionnels pour affronter les grands enjeux qui se présentent à nous. 


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lionel 19/05/2012 21:17


Pour un futur politicien, je te trouve un peu crédule de croire aussi naivement à des sondages qui sont sortis tout droit des tiroirs de je ne sais quel ancien ministre.Sarko avait la main
sur la presse et pour le moment il l'a toujours.Certes se ne fut pas une grande défaite pour le capital que servait Sarko, mais en tout cas, c'est une grande victoire pour la classe ouvrière et à
mon humble avis c'est l'essentiel.


(Ce site n'est pas terrible à chaque intervention il faut montrer patte blanche pour pouvoir s'exprimer)

Larmigny Lionel 18/05/2012 22:41


Dans ce commentaire, tu donnes  une impression de regret que Sarko ait été éliminé démocratiquement. Veux-tu faire un clin d'oeil aux électeurs de l'UMP!

Julien DIDRY 19/05/2012 20:39



Lionel, 


C'est un constat. La défaite est indéniablement moins lourde qu'annoncée. On est loin des 55% annoncés depuis des mois. Dans la vie il faut aussi être objectif...



Francis 07/05/2012 12:55


Julien tu n'es pas qu'un simple observateur de la vie politique ....