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Fermeture de classes, à qui la faute ?

6 Septembre 2011 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Coup de gueule

Chaque année, des parents d’élèves ou des élus se mobilisent et se révoltent contre la fermeture d’une classe. C’est par exemple le cas à Romagne-sous-les-Côtes en cette rentrée scolaire de septembre. Un combat légitime des parents et des élus locaux, mais au-delà du débat sur la suppression de postes d’enseignants par l’Etat -partie visible de l’iceberg- il y a aussi d’autres causes. Ce n’est pas forcément le cas à Romagne, mais il est fréquent que des familles ne souhaitent pas mettre leurs enfants dans l’école locale pour des raisons pratiques. Il n’est pas aberrant qu’un couple travaillant dans l’agglomération ait des solutions de garde plus adaptées et plus fonctionnelles pour conjuguer vie familiale et vie professionnelle. Mais du coup, certaines écoles rurales ont moins d’effectifs. Faut-il refuser toute dérogation pour obliger à scolariser localement ? Je ne suis pas certain que ce soit la bonne solution.

En tout cas, les politiques sautent sur l’occasion pour brosser dans le sens du poil les parents-électeurs, mais oublient de se pencher sur le fond du problème : l’attractivité, l’une des clés essentielles de l’avenir de notre département ! Au risque de me répéter, Il faut faire évoluer l’image de la Meuse et porter nos efforts sur les infrastructures (routières, ferroviaires et numériques). Concernant le numérique, si je me bats depuis des années pour ces technologies, c’est qu’elles favorisent l’émergence de nouveaux services, vecteurs de développement économique et social, surtout dans un département rural ! Il n’y a pas que le numérique, mais battons-nous pour rendre nos territoires attractifs, sinon il a fort à parier que nos villages et nos écoles continuent à se vider…

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