La France vue d'ici...

Ils ne veulent pas comprendre...

10 Avril 2013 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Coup de gueule

Ils n’ont rien compris ou plutôt ils ne veulent pas comprendre. Les propositions du gouvernement aujourd’hui sur la moralisation de la vie politique ne prennent pas le problème à la base. Le contraire m’aurait étonné… Même si le renforcement du contrôle du patrimoine est nécessaire, il y a des mesures fortes qui auraient dues être annoncées, des mesures simples pour améliorer le système et surtout donner un message fort aux citoyens.

On parle de transparence, alors que l’an dernier la commission des finances a rejeté la proposition du député centriste Charles de Courson (UDI) de fiscaliser la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) non utilisée à des fins professionnelles ! Quel crime, vous imaginez, l'adoption de cette proposition aurait impliqué que les parlementaires fournissent à l'administration fiscale des justificatifs de leurs frais…  Allez hop, plus de 6000 euros en passant chaque mois sans aucun contrôle.  Si je devais lister les avantages des députés qui sont d’un autre temps (je parle des avantages…), il me faudrait un peu plus de temps...  Ce n’est pas comme cela qu’ils vont réconcilier le peuple et l’élite politique.

Autre point qui pose questions, les conflits d’intérêts. Bien entendu qu’il faut les combattre, mais attention à ne pas faire un parlement de spécialistes déconnectés des réalités économiques. Je suis curieux de voir les métiers qui seront interdits…  Les mesures qui seront prises doivent-être les mêmes pour le public et le privé avec la même égalité de retour à l’emploi à l’issue du mandat. Dans le public, on retrouve son emploi, dans le privé, on ne vous attends pas. Encore une inégalité (lire ici)

Enfin, la mesure la plus simple qui ferait respirer la démocratie «limiter les mandats dans la durée», n’est toujours pas abordée. Pourtant, c’est la meilleure solution d’éviter le clientélisme qui perpétue cet immobilisme politique (lire ici). 

Bref, on répond dans l’urgence à la crise Cahuzac sans traiter le fond du problème. Il ne faut pas s’étonner que la fracture entre l’élite politique et le peuple se creuse. Attention danger…

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