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Les députés à la pointeuse

1 Novembre 2009 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Coup de gueule

Mouvement de grogne à l'assemblée nationale suite à la mise en place de l'amendement Warsmann (pour lutter contre l’absentéisme) qui va sanctionner financièrement les députés qui sèchent les bancs des commissions de l'hémicycle. Au-delà de deux absences par mois aux réunions des commissions permanentes du mercredi matin, ils verront leur indemnité de fonction diminuée de 25 %.
L’auteur de cet amendement, Jean-Luc Warsmann est surpris par ces réactions et il ne s’en cache pas dans le Journal du Dimanche «Cela se fait dans tous les conseils généraux de France, il n’y a rien de dégradant à signer une feuille. Je trouve ces réactions étonnantes. Le règlement de l’Assemblée permet déjà aux députés deux absences par mois sans raison à formuler. On leur demande donc d’être présents à 1 ou 2 réunions par mois. Je trouve que c’est un minimum, qui est d’ailleurs respecté par 90% des parlementaires. Mais il y a une tendance à l’absentéisme systématique chez certains députés. Nous n’avons pas à couvrir cela».

Le nouvel article 42 alinéa 3 du règlement a été adopté le 5 mai dernier par les élus UMP et PS, sans opposition des autres groupes, donc à l'unanimité. Pour la petite histoire, dans l’émission RMC «les grandes gueules» du 30 octobre, un Député qui n’accepte pas cette nouvelle règle, n’a pas trouvé mieux à rétorquer que cet amendement «avait été adopté par une minorité»… en clair, il n’y avait pas trop de monde à l’assemblée ce jour là ! Et bien justement, c’est l’objectif comme insiste Jean-Luc Warsmann «En tant que député, on s’est engagé à assumer un mandat et on se doit donc d’être présent lors des moments importants, de participer aux débats afin de voter en toute connaissance de cause. La polémique est inutile. On doit participer aux travaux du Parlement où la procuration n’existe pas et où les votes ont lieu au moment présent».

Je ne peux m’empêcher de penser aux «élus d'en bas», ceux des conseils municipaux ou intercommunaux qui participent à de nombreuses réunions et commissions, et souvent le soir, pour zéro euro et autant de centimes… Ils doivent avoir les poils qui s'hérissent. A la décharge de nos Députés, il faut bien reconnaître qu’ils sont tiraillés entre leur rôle majeur à Paris et toutes les sollicitations locales (c’est là qu’est leur électorat). Alors, entre le rôle essentiel de législateur et l'importance de garder le contact avec le terrain, avec la vraie vie…, ce ne doit pas toujours être simple. Mais bon nombre de pensionnaires du Palais Bourbon y arrivent, alors pourquoi pas les autres ?

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FAbrice 02/11/2009 09:15


c'est fort triste qu'a cause du jeu de cache cache d'il y a quelques mois,on impose des quotas de présence seulement maintenant .Avant cette mascarade, la politique était elle moins importante?
Allez, encore quelques années est la participation sera en 2.0