La France vue d'ici...

Les limites du référendum

8 Avril 2013 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Actualité

Le NON des alsaciens hier pour la fusion des deux départements Bas-Rhin et Haut-Rhin est un bon cas d’école sur le référendum. Vu de l’extérieur, au moment où les français réclament une simplification du mille-feuilles territorial, on se demande ce qui a poussé les alsaciens à rejeter le projet.

 

Si on regarde de plus près les chiffres de ce scrutin, on peut noter deux phénomènes qui ont contribué à ce que le NON l’emporte. Premièrement, la participation aux alentours de 22 % est très faible. Si on va encore plus loin dans l’analyse, sur plus de 1,2 millions d’électeurs appelés aux urnes, au final le NON représente un peu plus de 9 % des inscrits.  C’est démocratique, mais 9 % des alsaciens appelés urnes ont eu raison des autres 91 %...

 

Deuxième phénomène d'un référendum, les électeurs ne répondent pas toujours à la question posée, mais réagissent plutôt au contexte politique du moment. Au-delà de la crise économique et sociale, si on ajoute le climat autour des affaires et du rejet des politiques, tout est réuni pour favoriser le vote contestataire. D’ailleurs on le voit bien pour ce scrutin, les partis politiques qui se sont mobilisés pour le vote NON, ce sont majoritairement les extrêmes...

 

Moi qui suis plutôt pour "donner la parole aux peuple", ne doit-on pas trouver des voies d’amélioration pour les référendums ? Tout en respectant l’opinion des 9,25 % des inscrits qui ont voté NON, ne devrait-on pas mettre une barrière de participation. Par exemple, en dessous d’un certain seuil de participation (40 ou 50 % ?), le résultat ne serait pas entériné et la décision serait confiée aux élus, représentants du peuple.

 

Aux français d’aller aux urnes s’ils veulent prendre la parole.

 

 

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