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Ordonnance à deux vitesses

9 Novembre 2009 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Actualité

A partir du 15 novembre, celles et ceux qui n'accepteront pas de se faire délivrer des médicaments génériques par leur pharmacien n'auront plus droit au tiers payant. Ce changement est issu de la loi du 21 décembre 2006 avec pour objectif de maîtriser l'évolution des dépenses et de contribuer à préserver notre système de santé.  Sur le fond, on ne peut qu'être d'accord, mais sur la forme, ça ce discute…


Première réflexion sur la différence entre un générique et un médicament de marque. Dans le fascicule remis par les pharmaciens pour annoncer ce changement il est noté "Le médicament générique est identique au médicament de marque, il présente la même efficacité pour soigner votre maladie et la même sécurité".  Un peu plus loin il est indiqué qu'exceptionnellement votre médecin traitant, pour des problèmes particuliers peut indiquer sur l'ordonnance "non substituable" et du coup, vous aurez droit au tiers  payant pour un médicament de marque. Alors, ils sont identiques ou pas ? Ensuite, on peut aussi discuter sur la méthode utilisée pour inciter aux génériques. Si les génériques sont identiques, il n'y a pas à se poser de question ! Sinon,  ceux qui ont "les moyens" avanceront la dépense, les autres n'auront pas le choix... 

 

C'est une équation difficile, j'en conviens, mais je pense que les médecins sont les plus qualifiés pour savoir ce qu'il nous faut. Ils sont suffisamment responsables pour prescrire un générique ou pas en fonction du principe actif, des excipients etc... Ou alors on ne leur fait pas confiance !

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mutuelle jeune 18/11/2009 11:50


merci pour cette article


Sylvain LEBEAU 11/11/2009 21:01


Vaste débat !

Le fait d'encadrer les prescriptions des médecins ne me gêne pas en soi.
Sur la compétence des médecins comme sur leur hônneteté, il en va comme pour tous hommes et femmes ... Des biens et des moins biens. Comme partout.
Rajoutons à cela que la formation continue des médecins est catastrophique et qu'elle est en partie assumée (orientée) par les grands groupes pharmaceutiques.
Rajoutons à cela que les visiteurs médicaux (VRP de ces grands groupes) trouvent beaucoup de bonnes combines pour inciter les médecins à prescrire leurs médicaments et pas ceux des concurrents.
Rajoutons enfin que les génériques, bien qu'ayant une molécule de base commune avec les dérivés, engendrent parfois des effets secondaires ou des intolérances. Les dérivés visent souvent à fournir
un effet particulier supplémentaire.

Bref ...


FAbrice 10/11/2009 07:44


Normalement quand le principe actif n'est plus protégé par un brevet, il tombe dans le domaine public et il peut etre copié à l'identique. alors pourquoi ne serait il pas aussi efficace ?
A moins que quelqu'un ait un interet à ce que tel médicament soit plus vendu que tel autre ?