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Pour ou contre les notes à l’école ?

10 Octobre 2011 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Coup de gueule

Que ce soit l’administration, les élèves, les inspecteurs  et (paraît-il) surtout les parents, bon nombre considèrent que les notes dans la scolarité sont indispensables… Pour autant, il n’est pas interdit de s’interroger sur le système de notation en France, sachant que d’autres pays ont d’excellents résultats avec des méthodes différentes ou moins dures. On pense à la Finlande, mais c’est un autre système éducatif, une autre culture, un autre pays. Est-ce bien nécessaire de noter les élèves en primaire ? Dans les classes supérieures, est-ce qu’une notation (ou évaluation) tout au long de l’année sans la sanction de l’examen à la fin ne suffirait-elle pas ? Je n’ai pas de certitude, j’ouvre le débat.

Ce sujet me fait penser à une anecdote. Je connais dans mon entourage une jeune fille recalée à l’oral d’admission à l’école d’infirmière Verdun, pour un petit point. Elève d’un bon niveau, elle avait pris la précaution de se présenter également à Metz. Elle a bien fait puisqu’elle a été reçue avec une note supérieure à 15 ! Rien de surprenant, puisqu’à plusieurs reprises lors des oraux blancs avant son examen, elle a obtenu des notes identiques. Elle n’était peut-être pas en forme le jour de l’examen à Verdun ou peut-être stressée. Elle ne regrette rien, elle se plaît à Metz, va y faire ses études avant peut-être s’y installer ensuite. Dommage qu’une jeune du cru n’ai pas eu la chance de rester en Meuse.

C’est encore plus dommageable quand on sait que pour la promotion admise cette année à Verdun, sur les 120 élèves à l’école d’infirmières, il y en a 76 (soit 63%) qui proviennent d’autres départements. Il faut préciser que la qualité de l’école d’infirmières de Verdun est incontestable, reconnue, donc très prisée. Mais après, sur les 76 non-meusiens formés, combien seront celles et ceux qui resteront en Meuse ? Je me trompe peut-être, mais je ne suis pas persuadé qu’ils seront légion, sinon il ne serait pas nécessaire de faire appel aux jeunes retraités ou encore de regarder du côté des infirmières roumaines pour répondre au manque d’effectif (cf article Est Républicain paru le 14 août 2011). Est-ce qu’il y a une meilleure solution que l’examen de fin d’année ? Ce n’est pas si simple.

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