La France vue d'ici...

Promesses, promesses

23 Octobre 2011 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Politique

Menace de récession et doute sur les banques, crise de l’euro, crise de la dette… Dans ce contexte, la France plombée par sa dette n’aura pas d’autre choix, que de prendre des mesures drastiques, alors que se profile l’élection présidentielle et ses traditionnelles promesses…

L’une des trois grandes agences de notation vient de mettre la note « triple A » de la France sous examen. On peut se poser la question de la légitimité de ces agences (c’est au autre débat à ouvrir), mais quoi qu’il en soit, une dégradation de la note aura un impact non négligeable, notamment sur la capacité de la France à emprunter à des taux intéressants. Il faut rappeler que la dette française représente 86 % du PIB alors que la moyenne des pays notés Aaa tourne autour de 70%. La France a aussi le déficit public le plus élevé après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, le record des dépenses publiques après le Danemark et une pression fiscale nettement supérieure à la moyenne des pays notés Aaa.

Dans quelques mois, la campagne présidentielle va vraiment commencer, avec bien entendu, son lot de promesses électorales… La majorité présidentielle va être obligé de faire le grand écart, en réduisant les dépenses sans effrayer l’électeur et en face, on va nous promettre un monde meilleur. Mais tous les candidats, qu’ils soient de droite comme de gauche,  savent pertinemment que les promesses seront difficiles à tenir au lendemain de l’élection. «Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent», ça marche toujours…

Est-ce qu’un jour, on osera voter pour un candidat qui nous dira la vérité ? A tous les échelons de la politique d’ailleurs… C’est clair que nous promettre du sang et des larmes, c’est moins vendeur que du rêve.

Mais pour être crédible, il faut montrer l’exemple. On peut voter pour un candidat qui nous promet de la rigueur, à condition qu’il se l’applique. J’entends déjà certains politiques me dire que le train de vie des élus ne représente rien, par rapport au montant de la dette. Trop facile… Le «faites ce que je dis mais pas ce que je fais» ça suffit. A quand un candidat qui aura le courage de le dire et de le faire ? Ensuite, aux électeurs de l’entendre.

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