La France vue d'ici...

Rentrée sécuritaire

3 Septembre 2010 , Rédigé par Julien DIDRY Publié dans #Coup de gueule

Cette rentrée politique est sous le signe de la sécurité. Le Président de la république a donné le ton en juillet suite aux événements de Grenoble. Depuis, on assiste à des levées de boucliers sur le sujet, plus particulièrement contre les mesures de reconduite aux frontières des "roms".  On peut se demander si ces actions sécuritaires ne sont pas sans arrières pensées politiques, mais les réactions qui s'enchaînent pour fustiger le gouvernement n'en sont surement pas dénuées non plus...  Depuis, Christian ESTROSI, Ministre de l'industrie et Maire UMP de Nice a proposé de condamner à une très forte amende les municipalités qui ne se conforment pas à leur obligation de sécurité et de prévention de la délinquance. Cette sortie médiatique a forcement entraînée des réactions du côté du PS...

 

Au-delà des enjeux électoraux pour les ténors politiques, il y a les «petits» Maires qui se moquent de ces manœuvres, mais qui eux, sont au cœur du problème. Depuis quelques jours, un fascicule d'une cinquantaine de pages est mis à disposition des «premiers magistrats» pour leurs rappeler leurs pouvoirs de police dans le cadre de la loi de mars 2007 sur la prévention de la délinquance. En lisant ce document, bon nombre de collègues Maires vont sourirent... jaunes. Quel Maire n’a pas un exemple qui démontre, que même en prenant ses responsabilités, la loi n’est pas appliquée ou à du mal à l'être... Et ça ne dépend pas des Maires.

 

Encore une fois, sans entrer dans le jeu politique,  je pense qu'il y a deux domaines où nous ne devons pas faire d'économies au niveau des effectifs, c’est la sécurité et la santé. Car en attendant la délinquance augmente. Même si en Meuse, nous ne sommes pas considérés comme zone sensible, de nombreux faits et méfaits pourrissent la vie des habitants. Allons-nous être poussés à nous organiser ?  De nombreuses villes ont leur police municipale, mais cela pose le problème d'une sécurité à deux vitesses avec celles qui ont les moyens et les autres. Dans les petites communes devrons-nous réhabiliter le métier de «garde champêtre» avec de nouvelles missions ?

 

En tout cas, c'est un sujet préoccupant qu'il ne s'agit pas de traiter au rythme des échéances électorales...

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