Mardi 7 février 2012
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Marine le Pen fait la une des médias depuis quelques jours autour de ses difficultés à récolter le nombre de signatures pour se présenter à l’élection
présidentielle. Stratégie de communication ou réalité ?
Pour rappel, toute personne qui souhaite se présenter à la plus haute responsabilité de l’état, doit réunir 500 signatures d’élus. C’est potentiellement 47.000
élus, dont plus de 36.000 maires (un élu ne peut parrainer qu'un seul candidat et ne peut lui apporter qu'une seule signature, même s'il cumule différents mandats). Cette disposition ancienne de
plusieurs décennies avait pour objectif de faire une pré-sélection des candidats pour écarter toute candidature fantaisiste et d'en limiter le nombre. Pour certains observateurs, le Front
National fait le coup à chaque fois et ce débat n’est pas autre chose qu’une opération de communication. Pas faux, mais allons un peu plus loin dans la réflexion. Le FN estime que des pressions
sont exercées sur les élus qui voudraient la parrainer et réclame l'anonymat.
Depuis la dernière élection Présidentielle, les choses ont changé. En 2007, JM Le Pen a réuni 507 signatures et entre temps, le FN a perdu une quarantaine de
conseillers régionaux. Des signatures qui étaient acquises. Par ailleurs, souvenons-nous des Maires qui ont soutenu JM Le Pen en 2007 et montrés du doigt dans les médias après l'élection.
Difficile d'aller expliquer à sa population que c'était pour faire vivre la démocratie. Pour un parti politique qui réuni plusieurs millions d'électeurs, ne pas arriver à rassembler 500
signatures sur 47000 met en évidence que les élus ne veulent pas s’afficher comme soutien au FN aux yeux de leur électorat. Est-ce que Marine Le Pen aura ses 500 parrainages ? Réponse à la
mi-mars. Si ce n'était pas le cas, ce serait un cataclysme politique qui laisserait des traces.
Pendant le même temps, un candidat «Dédé l'abeillaud», déguisé en insecte butineur, se targue d'avoir déjà réuni près de 300 promesses de signatures de maires... Il
se pose en défenseur du réseau apicole et défenseur de l'environnement. La règle des 500 signatures a donc des conséquences paradoxales, elle limite de moins en moins le nombre de candidats et
d’autre part, certains candidats représentant des millions d'électeurs risquent de ne pas pouvoir se présenter. Ce système n’est plus adapté et mérite d’évoluer. Si on n’est pas d’accord avec les
idées du FN, il est plus sain de les combattre sur le terrain démocratique. Une bombe à retardement...
Par Julien DIDRY
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Samedi 21 janvier 2012
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14:06
A l’aube des trois derniers mois de la campagne présidentielle, les candidats et leurs troupes commencent à déflorer leurs programmes. On connaît la musique, on
nous joue la même partition avant chaque élection. A noter quand même une grande différence par rapport aux scrutins précédents : le contexte économique autour des crises (crise économique, crise
de confiance…). Un contexte qui rend un peu plus prudent les candidats, qui prennent conscience que les français ne sont plus dupes. Attention à l’effet l’effet boomerang.
Soyons pragmatiques. Il faut agir sur des leviers que l’on maîtrise, comme la réduction de la dette et une révision fiscale en profondeur… mais juste. On peut faire
aussi des économies immédiates sur le train de vie de l’état. De l’Elysée en passant par le gouvernement, les parlementaires etc… Des mesures qualifiées de symboliques par certains, qui
s’obstinent à les comparer aux 1800 milliards de la dette. Au-delà de l’aspect purement financier (qui serait loin d’être négligeables), les politiques de droite comme de gauche, donneraient un
signe au français, celui d’un pays qui demande des efforts en commençant par son «élite».
Alors certes, les programmes des candidats sont importants, mais n’oublions pas que les promesses d’un jour peuvent-être remises en cause, au lendemain de
l’élection, sur l’autel du contexte national ou mondial. Mais la réduction du train de vie de l’état, crise ou pas, on peut l’appliquer. C’est une histoire de volonté… Jusqu’à présent, qu’ils
soient de droite ou de gauche ils ne sont pas enclins à le faire. Il suffit de se référer au dernier projet de loi rejeté en novembre par nos parlementaires… (lire ici). Les réactions des uns et
des autres sur le sujet mettent en évidence le fossé qui se creuse entre l’élite et le peuple.
Alors au-delà des promesses de campagne, les électeurs doivent aussi s’attacher à la sincérité des candidats…
Par Julien DIDRY
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Dimanche 15 janvier 2012
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18:30
Depuis l’annonce de la perte du triple A (que la France détenait depuis 1975), on ne manque pas d’analyses, de commentaires, de règlements de comptes etc… Au niveau
politique, ce «A» perdu devient un enjeu électoral. Il faut dire la vérité aux français, nous ne sommes plus la puissance que nous étions… Cette dégradation n’est que le résultat (entre autres)
de décennies à vivre au dessus de nos moyens. La certaine «suffisance» française en prend un coup.
Certains s’insurgent devant l’influence des agences de notation et d’autres évoquent une manipulation. Certes, leurs notes ont (ou auront) un impact sur nos taux
d’emprunts, mais avant cette dégradation, nos taux n’étaient plus ceux d’un pays AAA. Alors on peut disserter pendant des heures, mais le plus simple pour être un peu moins dépendants de ces
notes, c’est de commencer par réduire notre dette. Je ne vais pas oublier (comme dans tous les articles qui touchent à ce sujet), de rappeler aux politiques de montrer l’exemple… cf valeur
d’exemple
Par Julien DIDRY
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Jeudi 29 décembre 2011
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00:23
Les chiffres du chômage de novembre et les indicateurs qui sont au rouge, donnent la tendance pour 2012. La barre fatidique des 10% sera t-elle dépassée au cours de
l'année prochaine ? Le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, repousse la perspective d'un chômage à 10,4% fin 2012 comme le prévoit l'OCDE. N'oublions pas que nous sommes à
quelques mois d'une échéance majeure… De l'autre côté, l'opposition ne se gêne pas pour fustiger la politique du gouvernement sur le sujet. Certes c'est le lot d'un système bipartite, mais est-ce
la seule voie pour sortir de ce fléau qui ronge notre société au fur et à mesure que la crise s'étend ? Et on ne peut pas imaginer que dans les prochains mois la situation se redresse de
manière durable, compte tenu de tous les plans sociaux pressentis.
Dans ce contexte, le gouvernement qui aurait sans doute préféré emploi et croissance, prévoit en janvier un sommet pour l'emploi. On voit mal comment trouver des
solutions qui portent leurs fruits rapidement, sachant que la dégradation ne date pas d'hier, même si elle est exacerbée par la crise. L'opposition n'est pas plus à l'aise sur le sujet, même si
c'est plus simple quand on n'est pas au pouvoir…
En tout cas, tout le monde à conscience de la situation, mais les stratégies électorales risquent de polluer les décisions. Surtout n'oublions pas une chose,
derrière ces chiffres de 9 ou 10 % de chômeurs, il y a des femmes et des hommes.
Valeur d'exemple (suite)
J'en profite pour rajouter une couche sur la notion de valeur d'exemple (Lire ici). Il va falloir que les ministres, parlementaires etc... montrent l'exemple dans la rigueur et
baissent leurs indemnités de 10 % (ce qu'ils ont refusé il y a quelques semaines)... C'est populiste ? Démagogique ? Non c'est le bon sens...
Par Julien DIDRY
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Vendredi 23 décembre 2011
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23:47
En marge du plan de rigueur annoncé par le gouvernement, il a été demandé aux élus ( il y a quelques semaines) de geler leurs
indemnités. Je ne pense pas que ce message était adressé à tous les élus, je pense notamment à beaucoup de maires ruraux qui n’ont pas attendu la crise…
En effet, tout comme moi, bon nombre d’élus laissent dans le budget communal une partie de leur indemnité, voir tout pour
d’autres. Alors cher(e)s élu(e)s d’en haut, de droite comme de gauche, faites comme nous ! On va me répondre que c’est un discours populiste et les économies générées ne combleront pas le déficit
public ! Certes, mais ça y contribuera. Et surtout, les français y verront un signe fort, que la rigueur s’applique à tout le monde…
Par Julien DIDRY
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