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Politique

Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 12:18

Le Conseil  Général vient de publier les résultats de l’enquête «la parole aux meusiens». Bien évidemment, cette enquête ne nous livre pas de scoops,  mais on peut en tirer quelques enseignements intéressants.  A préciser que cette action trouvera tout son sens, si la vision lucide des meusiens se traduit dans des actes qui font entrer la Meuse dans la modernité.

Le premier enseignement est le nombre de réponses, bien au-delà des espérances du Conseil Général. Cet élan démontre que l’avenir de leur département ne laisse pas indifférents les meusiens, mais c’est aussi un signe d’inquiétudes.

Du côté de l’attachement à notre Meuse, pas de surprise, il est fort. Autre point plébiscité, la qualité de vie. Un formidable atout à capitaliser à condition que l’emploi suive. Et justement l’emploi est au cœur des préoccupations dans cette enquête, c’est bien compréhensible. Au-delà du contexte économique national et mondial, on ne créer pas d’emplois d’un coup de baguette magique.  Cela prend plusieurs années, et encore, à condition de prendre en compte les conclusions de cette enquête. 72% des personnes interrogées soulignent un manque de modernité, 43 % estiment que la situation générale n’a pas évoluée favorablement en Meuse et 41 % trouvent qu’elle s’est dégradée en quelques années. Autre motif d’insatisfaction, la mauvaise image de la Meuse à l’extérieur pour 67 % des interrogés. Par contre, les meusiens sont satisfaits des efforts réalisés sur le scolaire en général (transport, rénovation des collèges etc…). 

Je ne peux m’empêcher de vous renvoyer vers mon blog et sur un article publié il y a deux ans, lorsque j’étais candidat aux élections cantonales. On retrouve pas mal d’inquiétudes soulevées par les meusiens… (cliquez ici)

Bien entendu, dans ce type d’enquête, chacun a sa propre interprétation des actions à mener. Comme j’ai pu le dire et l’écrire à de nombreuses reprises, il est impératif d’investir dans les projets structurants vecteurs d’attractivité (liaisons de qualité aux grand pôles, santé, numérique,…). C’est la seule voie pour donner un avenir à notre département et le temps est venu de s’inscrire dans le long terme pour inverser la tendance. Mais c'est mon interprétation, elle n'est peut-être pas partagée.

 

Vous allez me dire à-ton les moyens ? C’est vrai que nous sommes dans un département rural moins doté que d’autres, mais après c’est aussi une histoire de choix politiques. On peut en parler si vous le souhaitez… Les meusiens viennent de nous demander de nous bouger, ne les décevons pas.

C'est réducteur de résumer l'enquête dans un seul article. Vous pouvez consulter le détail des résultats en cliquant ici.


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Mercredi 26 septembre 2012 3 26 /09 /Sep /2012 08:00

En politique, le parti qui prend le pouvoir a tendance à vouloir démanteler les réformes mises en place par la majorité précédente, histoire de donner le sentiment de tenir ses promesses de campagne.

Ce n’est qu’une impression, car l’habilité politique est ensuite de trouver un autre nom à une même réforme, de l’enrober un peu avec quelques mesures et le tour est joué. En attendant, on fait du surplace depuis des décennies. C’est dans ce cadre qu’une force centriste à sa place. Une force qui peut réguler les excès du face-à-face entre l’UMP et le PS.

En fonction des sensibilités des uns et des autres, l’idée qu’on se fait du Centre diffère. Personnellement, c’est dans l’UDI (Union des démocrates et des Indépendants) que je me retrouve le mieux. Le grand parti du Centre droit a enfin un nom, l’UDI.


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Jeudi 6 septembre 2012 4 06 /09 /Sep /2012 19:56

J'ai toujours prôné la limitation des mandats dans la durée. Lorsque j'évoquais le sujet avec des collègues élus au lendemain de mon premier mandat de Maire, ils s'amusaient à dire que je changerais d'avis avec le temps. C'est mal me connaître. Ci-dessous l'édito publié cet été dans le bulletin d'information diffusé aux brasiliens :

 

"Le cumul des mandats est un sujet d’actualité au niveau national autour de l’interdiction à un parlementaire d’exercer des fonctions exécutives locales. Certes, il y a des choses à revoir mais on oublie, ou plutôt on ne veut pas parler du cumul des mandats dans la durée.

N’en déplaise, il faut bien admettre qu’il y a une fracture entre la population et la classe politique. Il suffit de voir le taux d’abstention aux différentes élections. Même si à Bras, les électeurs se mobilisent bien aux différents scrutins, iI y a des enseignements à tirer de cette crise de la citoyenneté au niveau national. En tout cas, si on veut donner un nouveau souffle à la démocratie, il est impératif d’agir sur le sujet. L’une des solutions à mes yeux est de limiter les mandats dans la durée.Si les parlementaires, certains élus régionaux ou locaux n’exerçaient pas plus de trois mandats consécutifs, cela aurait des vertus évidentes : renouvellement de la classe politique, diversification de la sociologie des élus, limitation des tendances à l’inertie et au clientélisme, travail dans l’intérêt général etc…

Pour autant, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, il y a des élus qui sont en place depuis longtemps et qui font bien leur travail. Mais cet argument ne suffit plus à maintenir une telle situation qui va nous emmener tout droit dans le mur…

Nous ne sommes pas obligés d’attendre une loi dans ce sens, il suffit de s’appliquer ce principe. En conséquence, si je me représente en 2014 et si vous m’accordez votre confiance, ce sera donc mon dernier mandat de maire. Demain se prépare aujourd’hui. D’ici à quelques semaines, j’organiserai une réunion d’information destinée à tous les brasilien(e)s qui souhaitent en savoir plus sur le rôle d’un maire, d’un conseiller municipal et plus largement sur le fonctionnement d’une Mairie. L’objectif est de susciter des vocations chez les brasiliens pour prendre la relève. Alors rendez-vous à l’automne !"

 


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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 09:00

Plus que le désaveu d’une politique dans son ensemble,  c’est surtout le rejet de Nicolas SARKOZY qui a permis à François HOLLANDE de devenir le 7ème Président de la cinquième  république. On le voit bien dans les résultats du scrutin avec 51,62 % et le resserrement des derniers jours, bien loin des 55 % annoncés par les sondages depuis des mois....

Au-delà de la joie des militants ou sympathisants, il n’y a pas véritablement d’engouement ou d’élan. Certes, la crise plombe l’ambiance, mais pas seulement et le traditionnel «état de grâce» qui suit l’élection risque de tourner court. La réalité va vite reprendre le dessus et une grande partie des promesses de campagne va être rangée dans «l’armoire à faire élire». Mais ça c’est un classique en politique…

Ce qui a contribué à la défaite de Nicolas SARKOZY, c’est son début Présidence qui a nui durablement à son image avec des attitudes qu’il a traîné comme un boulet tout au long de son quinquennat. Ca restera sans doute anecdotique au regard de l’histoire, mais force est de constater qu'elles ont eu comme effet, une rapide et spectaculaire chute de sa popularité qu’il n’a jamais réussi à rétablir. 

Une fois l’amertume de la défaite digérée, il y a fort à parier qu’il y aura des discussions «musclées» entre les différences sensibilités du centre et de droite.  En tant que simple observateur de la vie politique et pour en avoir discuté avec des élus ou militants, il est clair que l’hyper-Présidence qui a privilégié les conseillers de l’Elysée avec leur vision parfois déconnectée des réalités, a souvent fait grincer des dents.

Plus globalement, à droite comme à gauche, les problèmes ne peuvent être résolus de manière technocratique par des mesures abstraites venues d’en haut.  Le pouvoir aux élus oui, à condition qu'ils soient représentatifs sociologiquement des territoires qu'ils représentent. En tout cas, il est essentiel de s’orienter vers une véritable modernisation du statut de l'élu favorisant l'accès aux mandats d'hommes et de femmes venant de tous horizons professionnels pour affronter les grands enjeux qui se présentent à nous. 



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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 19:43

Rarement débattu, le déséquilibre de représentation des classes socioprofessionnelles au parlement mérite pourtant réflexion. On savait déjà que les femmes étaient sous-représentées, mais au niveau socioprofessionnel, le déséquilibre est également flagrant. En termes de surreprésentation, on pense aux députés issus du secteur public au sens large, mais pas seulement. Par exemple, on peut voir que les professions libérales qui représentent moins de 1% de la population active en France constituent presque 22% des parlementaires. Du côté de la fonction publique on notera particulièrement la sur-représentation du corps enseignant.

Bref un déséquilibre qui est tout simplement la conséquence d'un système inégalitaire pour l'accès (ou la sortie) aux fonctions électives. Tout le monde ne retrouve pas son poste automatiquement à la fin d'un mandat et certains sont contraints de démissionner quand ils sont salariés dans le privé. Certains pays obligent les fonctionnaires à démissionner quand ils se déclarent candidats (Grande-Bretagne) ou quand ils deviennent députés (Allemagne, Australie, Japon, Mexique…). Ce n'est pas une bonne idée, les fonctionnaires, partie intégrante du corps social français, ont aussi le droit d’être représentés, comme toutes les catégories de Français, ni plus, ni moins. C'est plutôt du côté du privé qu'il faut faciliter l'accès aux mandats pour au final, avoir au parlement une pluralité d'idées et beaucoup plus d'élus avec l'expérience du monde de l'entreprise.

Certes, on ne peut pas résumer l'action politique d'un individu à son sexe, son âge ou sa profession. Mais sans aller jusqu'à une parfaite représentativité, il faut l’améliorer. Tout cela doit s’inscrire dans le paquet «statut de l’élu» qui doit inclure, une baisse des indemnités et des avantages, une limitation des mandats dans la durée et une limite d’âge. Mais ça c’est une autre histoire…


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