Economie

Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 18:30

La semaine dernière, le Sénat a adopté un amendement sur les biocarburants déposé par des Sénateurs d’Europe Ecologie Les Verts, avec le soutien du Groupe Socialiste-EELV, et voté par la majorité sénatoriale. Cet amendement supprime l’allégement partiel de la taxe intérieure de consommation (TIC) dont bénéficient les biocarburants. Pour les Verts, c'est dans la ligne de leur opposition aux biocarburants qu'ils ne jugent pas écologique. On peut en débattre, mais cette décision brutale pénalise l’utilisation des biocarburants français, menace des emplois, et compromet le développement des énergies renouvelables en France.

Si cette décision est appliquée en France, les pétroliers n'hésiteront pas à ce tourner  vers des biocarburants moins chers, importés des pays d’Amérique du Sud, des Etats-Unis et d’Asie, qui bénéficient de subventions dans leur pays d’origine. Pour rappel, cette exonération a pour objectif de favoriser l'utilisation des biocarburants français dans la cadre de la Directive sur les Energies renouvelables qui impose aux Etats membres une part de 10% d’énergies renouvelables dans les transports d’ici 2020. La finalité, réduire les gaz à effet de serre, ce qui est déjà le cas avec les biocarburants français (réduction des G.E.S de 49% à 73%), suivant les matières premières utilisées, d’après des études, notamment celle de l’ADEME.

Techniquement, le vote de la loi de finances doit intervenir au Sénat le 6 décembre. Comme il y a fort à parier que le Sénat et le Parlement ne seront pas d'accord sur le sujet,  cela se terminera par un vote à l'Assemblée Nationale (la chambre des députés aura le dernier mot, c'est constitutionnel). Dans l'absolu, le parlement avec une majorité de droite, devrait s'opposer à ce texte, mais certains observateurs font remarquer que la remise en cause de l'allégement fiscal sur les biocarburants est sans doute vue d'un bon œil par les équipes du ministère des finances… Et à gauche, va t-on suivre les consignes du parti ? Sachant que dans leur département, une suppression de cette exonération aurait un impact direct comme ici à Verdun avec l'usine de biodiesel (Baleycourt) et  les 70 emplois créés. Si on veut aller vers les biocarburants de deuxième génération, produits à partir de sources végétales non alimentaires (les tiges ou les feuilles par exemple), il faut déjà passer par la première... Cette technique démarre tout juste à l'échelle industrielle après des années de recherche et développement.

 

 

 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 09:18

Depuis l’annonce de la perte du triple A par les Etats-Unis (notation agence Standard & Poor’s), la bourse s’affole ! Ce n’est pas la première fois qu’un pays est déclassé ainsi, mais quand c’est les USA, l’impact est tout autre. En tout cas, nous entrons dans une période très compliquée (voire plus…) avec un modèle économique à bout de souffle qui ne tient qu’à un fil ! Pour Atlantico dans l’article ci-dessous, si ce modèle est en péril, c’est notamment parce que le politique et l’économie sont devenus trop dépendants l’un de l’autre.

A lire sur Atlantico (lire l’article ici)

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 02:24

Les études les plus récentes prévoient que d’ici à une dizaine d’années, pas moins de seize milliards d’appareils (objets) seront connectés à Internet. Par “objets connectés”, ont entend bien évidemment les équipements informatiques (hors téléphones portables), mais aussi les objets de divertissement (consoles de jeux, tablettes numériques etc..), les objets du domicile (appareils ménagers) , des voitures ou encore les systèmes de contrôle à distance  (Climatisation, chauffage, etc…).

Rien de surprenant qu'aujourd’hui, 75 % des objets connectés à Internet sont des équipements informatiques, mais à l’horizon 2020, les analystes n’en prévoient plus que 25 %. Toujours selon les experts, c’est la croissance du marché de l'industrie des systèmes dits "machine to machine" (M2M), c'est-à-dire des systèmes qui communiquent sans intervention humaine directe, qui va accélérer le processus. Autre exemple, le marché de l'Internet des objets en Chine qui oscille autour de 30 milliards de dollars cette année, serait multiplié par 4,  pour approcher les 120 milliards de dollars d’ici à 5 ans.

Même si ce ne sont que des études et des prévisions, les objets connectés à la toile devraient tenir une place importante dans le quotidien, à condition d’avoir un débit internet digne de ce nom…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 03:37

En ce moment, on parle beaucoup de déficit public et il me semble important de rappeler quelques règles afin d’éviter tout amalgame. Contrairement à ce qu’on tente de nous faire croire, les collectivités locales ne sont pas responsables du déficit public. Cela concerne l'Etat… Si on prend l’exemple d’une commune, son budget doit être impérativement équilibré, c'est la loi. Il est impossible pour un Maire de présenter un budget en déficit, sinon il est «retoqué» par le préfet. Or, du côté de l'Etat, le déficit de fonctionnement est autorisé, il peut même emprunter pour financer ses charges. Une commune peut aussi emprunter, mais uniquement pour investir, qu’on se le dise…

Il ne faudrait pas que l’état cherche un bouc émissaire pour justifier son déficit abyssal des finances publiques et en profiter pour geler les dotations aux collectivités comme ça va être proposé dans les jours à venir… 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 09:36

Le Ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, Michel Mercier a souhaité des assises des territoires ruraux pour identifier les besoins et établir un plan d'actions favorisant leur attractivité. Pour la Meuse, c’est à Bar-le-duc que s’est tenue la réunion de restitution en présence du Ministre. Ce moment d’échange et de débat a clôturé trois réunions publiques en Meuse et j’ai eu le privilège d’être le rapporteur des questions qui concernent le développement des activités économiques et la valorisation des atouts des territoires ruraux. Dans mon introduction, j’ai tenu à souligner au Ministre qu’il était difficile de déconnecter l’attractivité économique d’un territoire de son attractivité tout court. L’image du département de la Meuse ou plutôt son déficit d’image a souvent été évoqué dans les différents ateliers. C’est vrai qu’au premier abord, l’Est de la France peu paraître moins attrayant qu’un département plus au Sud, la ruralité n’a pas toujours bonne presse et en plus, notre département est fortement marqué par la grande guerre. Ces trois vecteurs d’image, qui, individuellement peuvent être un atout, cumulés donnent une image particulière. Et pour attirer des entreprises ou du personnel, il faut également séduire les familles. Un déficit d’image entraîne des difficultés de recrutement de personnels qualifiés, amplifié par les difficultés d’emploi pour les conjoints. Et pourtant, c’est un département qui est agréable, auquel on s’attache et où il y fait bon vivre.

Des infrastructures de qualité

Les infrastructures, qu’elles soient routières, ferroviaires ou numériques ont souvent été abordées dans les débats. Il est impératif de raccourcir les délais d’accès à la gare TGV (contournement Ouest de Verdun…) et d’augmenter le nombre de dessertes. Il faut également améliorer l’accès aux deux pôles régionaux que sont Nancy et Metz (TER), surtout à partir de la gare de Verdun (il faut 1h30 de Verdun pour se rendre à Nancy et presque autant pour Metz).

Dans les remontées des réunions locales, le numérique est revenu très fréquemment. Il doit être performant sur l’ensemble du territoire (haut débit, téléphonie, TNT). Pour Internet, le minimum légal c’est le haut-débit, mais j’ai pris l’exemple du très haut-débit et des débats actuels sur le sujet. Les opérateurs envisagent de «zoner» la France en trois. Pour faire court, si les zones rurales comme la nôtre veulent le très-haut débit, il faudra compter seulement sur les initiatives publiques alors que dans les zones plus denses, les opérateurs supporteraient les investissements… 

Mais tous ces vœux resteront en l’état, s’il n’y a pas un soutien financier. Il est impératif de revoir la péréquation entre départements et les clefs de répartition. La Meuse a des atouts. Une terre entre histoire et nature, un positionnement géographique intéressant,  le TGV, une agriculture importante, de l’espace… bref c’est un département qui a de l’avenir…. Si on lui donne les moyens !

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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