Le Ministre
de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, Michel Mercier a souhaité des assises des territoires ruraux pour identifier les besoins et établir un plan d'actions favorisant leur
attractivité. Pour la Meuse, c’est à Bar-le-duc que s’est tenue la réunion de restitution en présence du Ministre. Ce moment d’échange et de débat a clôturé trois réunions publiques en Meuse et
j’ai eu le privilège d’être le rapporteur des questions qui concernent le développement des activités économiques et la valorisation des atouts des territoires ruraux. Dans mon introduction, j’ai
tenu à souligner au Ministre qu’il était difficile de déconnecter l’attractivité économique d’un territoire de son attractivité tout court. L’image du département de la Meuse ou plutôt son
déficit d’image a souvent été évoqué dans les différents ateliers. C’est vrai qu’au premier abord, l’Est de la France peu paraître moins attrayant qu’un département plus au Sud, la ruralité n’a
pas toujours bonne presse et en plus, notre département est fortement marqué par la grande guerre. Ces trois vecteurs d’image, qui, individuellement peuvent être un atout, cumulés donnent une
image particulière. Et pour attirer des entreprises ou du personnel, il faut également séduire les familles. Un déficit d’image entraîne des difficultés de recrutement de personnels qualifiés,
amplifié par les difficultés d’emploi pour les conjoints. Et pourtant, c’est un département qui est agréable, auquel on s’attache et où il y fait bon vivre.
Des infrastructures de qualité
Les infrastructures, qu’elles soient routières, ferroviaires ou numériques ont souvent été abordées dans les débats. Il est impératif de raccourcir les délais d’accès à la gare TGV (contournement Ouest de Verdun…) et d’augmenter le nombre de dessertes. Il faut également améliorer l’accès aux deux pôles régionaux que sont Nancy et Metz (TER), surtout à partir de la gare de Verdun (il faut 1h30 de Verdun pour se rendre à Nancy et presque autant pour Metz).
Dans les remontées des réunions locales, le numérique est revenu très fréquemment. Il doit être performant sur l’ensemble du territoire (haut débit, téléphonie, TNT). Pour Internet, le minimum légal c’est le haut-débit, mais j’ai pris l’exemple du très haut-débit et des débats actuels sur le sujet. Les opérateurs envisagent de «zoner» la France en trois. Pour faire court, si les zones rurales comme la nôtre veulent le très-haut débit, il faudra compter seulement sur les initiatives publiques alors que dans les zones plus denses, les opérateurs supporteraient les investissements…
Mais tous ces vœux resteront en l’état, s’il n’y a pas un soutien financier. Il est impératif de revoir la péréquation entre départements et les clefs de répartition. La Meuse a des atouts. Une terre entre histoire et nature, un positionnement géographique intéressant, le TGV, une agriculture importante, de l’espace… bref c’est un département qui a de l’avenir…. Si on lui donne les moyens !
Lors des discussions autour du Grenelle de l’Environnement, il
avait été décidé de compléter le réseau actuel de parcs nationaux par 3 nouveaux parcs répondant ainsi à la protection de trois écosystèmes clés et peu représentés au sein des parcs nationaux
actuels. L’un d’eux doit concerner « la forêt feuillue de plaine ». Pour ce dernier, le ministère en charge de l’écologie, propose une consultation des acteurs locaux autour de 3 zones
potentielles en France pour accueillir ce nouveau parc national, donc le secteur de Verdun. Le site choisi sera arrêté en fin d’année 2009.