Economie

Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 09:36

Le Ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, Michel Mercier a souhaité des assises des territoires ruraux pour identifier les besoins et établir un plan d'actions favorisant leur attractivité. Pour la Meuse, c’est à Bar-le-duc que s’est tenue la réunion de restitution en présence du Ministre. Ce moment d’échange et de débat a clôturé trois réunions publiques en Meuse et j’ai eu le privilège d’être le rapporteur des questions qui concernent le développement des activités économiques et la valorisation des atouts des territoires ruraux. Dans mon introduction, j’ai tenu à souligner au Ministre qu’il était difficile de déconnecter l’attractivité économique d’un territoire de son attractivité tout court. L’image du département de la Meuse ou plutôt son déficit d’image a souvent été évoqué dans les différents ateliers. C’est vrai qu’au premier abord, l’Est de la France peu paraître moins attrayant qu’un département plus au Sud, la ruralité n’a pas toujours bonne presse et en plus, notre département est fortement marqué par la grande guerre. Ces trois vecteurs d’image, qui, individuellement peuvent être un atout, cumulés donnent une image particulière. Et pour attirer des entreprises ou du personnel, il faut également séduire les familles. Un déficit d’image entraîne des difficultés de recrutement de personnels qualifiés, amplifié par les difficultés d’emploi pour les conjoints. Et pourtant, c’est un département qui est agréable, auquel on s’attache et où il y fait bon vivre.

Des infrastructures de qualité

Les infrastructures, qu’elles soient routières, ferroviaires ou numériques ont souvent été abordées dans les débats. Il est impératif de raccourcir les délais d’accès à la gare TGV (contournement Ouest de Verdun…) et d’augmenter le nombre de dessertes. Il faut également améliorer l’accès aux deux pôles régionaux que sont Nancy et Metz (TER), surtout à partir de la gare de Verdun (il faut 1h30 de Verdun pour se rendre à Nancy et presque autant pour Metz).

Dans les remontées des réunions locales, le numérique est revenu très fréquemment. Il doit être performant sur l’ensemble du territoire (haut débit, téléphonie, TNT). Pour Internet, le minimum légal c’est le haut-débit, mais j’ai pris l’exemple du très haut-débit et des débats actuels sur le sujet. Les opérateurs envisagent de «zoner» la France en trois. Pour faire court, si les zones rurales comme la nôtre veulent le très-haut débit, il faudra compter seulement sur les initiatives publiques alors que dans les zones plus denses, les opérateurs supporteraient les investissements… 

Mais tous ces vœux resteront en l’état, s’il n’y a pas un soutien financier. Il est impératif de revoir la péréquation entre départements et les clefs de répartition. La Meuse a des atouts. Une terre entre histoire et nature, un positionnement géographique intéressant,  le TGV, une agriculture importante, de l’espace… bref c’est un département qui a de l’avenir…. Si on lui donne les moyens !

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 19:21

Lors des discussions autour du Grenelle de l’Environnement, il avait été décidé de compléter le réseau actuel de parcs nationaux par 3 nouveaux parcs répondant ainsi à la protection de trois écosystèmes clés et peu représentés au sein des parcs nationaux actuels. L’un d’eux doit concerner « la forêt feuillue de plaine ». Pour ce dernier, le ministère en charge de l’écologie, propose une consultation des acteurs locaux autour de 3 zones potentielles en France pour accueillir ce nouveau parc national, donc le secteur de Verdun. Le site choisi sera arrêté en fin d’année 2009.

Atout ou une contrainte pour la Meuse ?

Un parc national est un espace en grande partie exceptionnel, du fait d’une combinaison entre géologie, climat, diversité biologique, dynamique des écosystèmes, activités humaines et paysages ou, en d’autres termes, entre nature et culture.

Dans un document en ligne sur le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, la zone de Verdun est passée au peigne fin en termes d’atouts et d’handicaps. Pour l’administration, les atouts du site meusien sont « un site patrimonial exceptionnel, lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, dont la forêt conserve les vestiges. Une renommée internationale, pour un parc national «mémorial», conjuguant nature, histoire et mémoire. Un site détruit et réhabilité par l’homme, didactique sur les interactions entre l’homme et la nature, sa dynamique et l’évolution des paysages. Du côté des handicaps, toujours dans le même rapport, il est relevé « une biodiversité moyenne, s’expliquant par l’occupation forestière récente et les destructions liées à la guerre, des forêts perturbées, encore concernées par les problèmes de pollutions chimiques et d’explosifs liés aux combats. Des peuplements encore jeunes, ne possédant pas encore toutes les caractéristiques des forêts feuillues de plaine plus mâtures et plus anciennes».

Alors est-ce qu’un Parc Naturel est une opportunité ou une contrainte pour la Meuse ? Trop tôt pour y répondre car on ne connaît, ni la localisation précise du « cœur » (10.000 hectares), ni la règlementation puisqu’elle devra être définie par la suite si ce site était retenu.

Pour y répondre, il faudra bien « appréhender » les conséquences sur le tourisme, sur les sites de mémoire, sur l’agriculture etc… Espérons seulement que les débats se situent uniquement au niveau de l’intérêt collectif de la Meuse. Réponse à la fin de l'année ? 

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 12:18

Depuis l’annonce du Président de la République de supprimer la taxe professionnelle au 1er janvier 2010, les scénarios de compensations sont loin d’être identifiés clairement. Preuve que l’annonce du Chef de l’Etat a surpris tout le monde, même son gouvernement.

La taxe professionnelle est un impôt dû chaque année par les entreprises. Elle est établie en fonction de la valeur locative des immobilisations corporelles (immobilier et machines). Tous les ans, chaque région, chaque département et chaque commune (ou communauté de communes, s'il y a une taxe professionnelle unique), votent un taux d'imposition, de la même manière que la taxe d'habitation et la taxe foncière.

Même si on entends « ici et la » que la suppression sera compensée, on peut comprendre l’inquiétude des élus locaux. Taxe carbone, dotation directe de l'État etc…, une chose est sure, les élus ne veulent pas perdre leur autonomie financière, ce qui rendrait difficile la gestion des collectivités sans maîtrise de leurs recettes fiscales.

Du côté des associations nationales d’élus, même discours. Elles rappellent que la taxe professionnelle «est la première ressource fiscale des collectivités notamment pour les intercommunalités levant la taxe professionnelle unique. Elle représente, y compris les dégrèvements, 28 milliards d’euros» et demandent «à disposer d’une ressource de substitution qui respecte  l’autonomie fiscale, le maintien du lien fiscal entre entreprises et territoires et une cohérence d’ensemble des réformes territoriale et fiscale.». Cette annonce intervient au moment où l’Etat sollicite les collectivités locales pour contribuer, à travers leurs dépenses d’investissement, à la relance de l’économie nationale et où elles doivent faire face à une évolution contrainte de leurs ressources.

D’ici à la fin de l’année, il faudra donc trouver le moyen de compenser cette suppression et surtout des solutions sans conséquences sur les ménages. Même si cette taxe est décriée, car elle serait un frein à la compétitivité des entreprises françaises, il est important de rappeler son utilisation. En l’occurrence elle a permis de financer pas mal d’investissements à la Codecom de Charny comme par exemple, la création ou l’extension de la zone du Wameau à Belleville. Idem du côté de la zone des marronniers à Charny ou des efforts sont en cours de réalisation pour faire venir des entreprises. Bien entendu, elle sert également à l’attractivité du territoire. Une école, une crèche etc…contribuent aussi au service rendu aux salariés.

Par contre, si cette annonce marque le point de départ d’une réforme profonde de la fiscalité locale alors pourquoi pas ! Mais le temps est compté. Décidément, l’année 2009 est une «année particulière». Entre la crise, la réforme des collectivités locales en cours et maintenant le devenir de la taxe professionnelle, les élus auront fort à faire dans les mois à venir.

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 07:20

Il n’est pas simple de se faire une idée précise de l’origine de la crise. Ou tout du moins, d’être certain que les informations que l’on nous donne soient précises et compréhensibles… Alors du coup, chacun fait son analyse… et moi aussi.

Première question : est-ce la crise financière qui a déclenché la crise économique ou le contraire ? Personnellement, je pense que la crise financière est la conséquence d’une crise économique qui ne date pas d’aujourd’hui. Bien entendu, tout est parti des USA avec une dégradation du pouvoir d’achat des «classes moyennes» et pour y pallier, elles ont été incitées à emprunter. Sauf que le surendettement des familles américaines a fait éclater la bulle financière (cf crise des subprimes).

La droite et la gauche n’ont pas la même vision des solutions. Les uns pensent qu’il faut privilégier l’investissement pendant que les autres prônent une relance de la consommation. La bonne réponse passera sûrement par un compromis entre les deux. Comment en sortir ? Au niveau mondial, il faudra certainement plus de règlementation, plus de régulation. Mais l’urgence est bien de remettre en marche le moteur. En attendant, bon nombre d’emplois sont touchés, à commencer par le secteur automobile et tous les sous-traitants (y compris les transporteurs).

En tout état de cause, dans ce paradoxe de la poule et de l’œuf (qui est apparu en premier la crise financière ou la crise économique ?), de nombreuses familles sont, ou vont être touchées. Pour autant, il ne faut pas se réfugier derrière cette crise financière pour «faire passer» des problèmes existants…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Economie
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