Mercredi 7 décembre 2011
3
07
/12
/Déc
/2011
22:25
La France a un niveau de confiance en l’avenir parmi les plus bas d’Europe. Pourtant, des pays bien moins lotis que nous sont plus optimistes. Alors pourquoi
? Certains avancent un rapport difficile à la mondialisation et l’accélération qu’elle induit. D’autres voient en cette situation, une dépression de la société française qui trahit un
besoin urgent de bâtir de nouvelles espérances. Mais les enjeux déterminants pour notre avenir ne trouvent pas de réponse politique à la hauteur.
Pour étayer cette thèse, on pointe les trente années d’un chômage que l’on promet de juguler, sans résultats…Une crise du résultat qui n’est pas étrangère à la
baisse de confiance des français vis à vis des politiques. Mais la confiance ne se décrète pas, elle s’obtient par la preuve. Il est donc préférable de faire des promesses réalistes, même
si elles ne font pas rêver… Si les électeurs jugeaient les politiques, pas seulement sur ce qu’ils disent ou ce qu’ils font, mais plutôt sur l’écart entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font
réellement…
En tout cas, les élus devraient être capables de faire leur autocritique (c’est plutôt rare…), mais le citoyen aussi. Le Français est-il râleur, indécis et
jamais content ? Parfois sans doute… Est-ce notre histoire, notre culture etc… ? Des réformes, il en faut bien évidemment, tout le monde en convient, mais il faut qu’elles soient justes.
Mais quelle interprétation avons-nous individuellement de ce qui est juste ? Pour ramener ce débat sur le terrain politique, on va préférer celle ou celui qui « dit » défendre mes avantages
ou mon statut. Du coup, pour les partis politiques, c’est un enjeu électoral.
Alors des réformes il en faut, mais encore une fois, il faut qu’elles soit justes… au sens collectif. C’est peut-être simplement de l’équité. En attendant, il y en
a qui ont du mal à finir les fins de mois, d’autres qui sont autour du seuil de pauvreté, souvent sans se plaindre.
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Coup de gueule
0
Jeudi 17 novembre 2011
4
17
/11
/Nov
/2011
17:10
Quelques jours avant le scrutin des élections cantonales en mars 2011, je signais un billet sur mon blog intitulé : on nous
aurait menti. A l’époque, j’appelais à être vigilant quant au programme des candidats qui demandaient aux électeurs de leur accorder encore 3 ans de confiance (1). Mais dans leur for intérieur,
certains (pas tous) misaient fortement sur une abrogation pour faire trois ans de plus. Leur voeu commence à s’exaucer puisque cette nuit, le Sénat a adopté une proposition de loi relative à
l’abrogation du conseiller territorial.
Dans tous les cantons de France, est-ce que les électeurs qui ont cru élire leur conseiller général seulement pour 3 ans ont
été bernés ? Il reste encore des étapes (Assemblée etc..), donc suite à l’acte 3…
(1) la loi sur la réforme territoriale du 16 décembre 2010, prévoit (ou prévoyait…) que le mandat de conseiller général
ne dure que 3 ans, car en 2014 il est prévu de le remplacer par le Conseiller territorial qui siègera au Conseil Général et au Conseil Régional.
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Coup de gueule
0
Lundi 10 octobre 2011
1
10
/10
/Oct
/2011
08:56
Que ce soit l’administration, les élèves, les inspecteurs et (paraît-il) surtout les parents, bon nombre considèrent
que les notes dans la scolarité sont indispensables… Pour autant, il n’est pas interdit de s’interroger sur le système de notation en France, sachant que d’autres pays ont d’excellents résultats
avec des méthodes différentes ou moins dures. On pense à la Finlande, mais c’est un autre système éducatif, une autre culture, un autre pays. Est-ce bien nécessaire de noter les élèves en
primaire ? Dans les classes supérieures, est-ce qu’une notation (ou évaluation) tout au long de l’année sans la sanction de l’examen à la fin ne suffirait-elle pas ? Je n’ai pas de
certitude, j’ouvre le débat.
Ce sujet me fait penser à une anecdote. Je connais dans mon entourage une jeune fille recalée à l’oral d’admission à
l’école d’infirmière Verdun, pour un petit point. Elève d’un bon niveau, elle avait pris la précaution de se présenter également à Metz. Elle a bien fait puisqu’elle a été reçue avec une note
supérieure à 15 ! Rien de surprenant, puisqu’à plusieurs reprises lors des oraux blancs avant son examen, elle a obtenu des notes identiques. Elle n’était peut-être pas en forme le jour de
l’examen à Verdun ou peut-être stressée. Elle ne regrette rien, elle se plaît à Metz, va y faire ses études avant peut-être s’y installer ensuite. Dommage qu’une jeune du cru n’ai pas eu la
chance de rester en Meuse.
C’est encore plus dommageable quand on sait que pour la promotion admise cette année à Verdun, sur les 120 élèves à l’école
d’infirmières, il y en a 76 (soit 63%) qui proviennent d’autres départements. Il faut préciser que la qualité de l’école d’infirmières de Verdun est incontestable, reconnue, donc très prisée.
Mais après, sur les 76 non-meusiens formés, combien seront celles et ceux qui resteront en Meuse ? Je me trompe peut-être, mais je ne suis pas persuadé qu’ils seront légion, sinon il ne serait
pas nécessaire de faire appel aux jeunes retraités ou encore de regarder du côté des infirmières roumaines pour répondre au manque d’effectif (cf article Est Républicain paru le 14 août 2011).
Est-ce qu’il y a une meilleure solution que l’examen de fin d’année ? Ce n’est pas si simple.
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Coup de gueule
0
Jeudi 29 septembre 2011
4
29
/09
/Sep
/2011
09:01
Plusieurs habitants du territoire de la Codecom de Charny se plaignent de l’augmentation un peu brutale du prix de
l’enlèvement et du traitement des déchets ménagers. Un peu d’explications s’imposent. Les ordures ménagères (ramassage et traitement) sont gérées dans un budget dit annexe. Dans ce budget, sont
donc comptabilisées les dépenses mais aussi les recettes liées à la taxe. Depuis des années, ce budget est déficitaire, car le coût de la collecte et du traitement est supérieur aux recettes
fiscales (taxe qui figure sur votre feuille d’impôts fonciers). Et comme les collectivités territoriales ont l’obligation d’équilibrer leurs budgets (contrairement à l’état…), le déficit
était comblé par un prélèvement sur le budget principal . Jusqu’à l’an denier, le taux de la taxe qui figurait sur la feuille d’impôts foncier (9,90%) ne reflétait donc pas la réalité du prix du
service. Sans entrer dans les détails, c’était une volonté politicienne de « certains », d’être moins chers que les voisins… Mais au final, c’est quand même le contribuable qui paie… Par soucis
de transparence, l’équipe en place a souhaité que le coût du service soit équilibré par les recettes et les 17% (environ) d’augmentation, représentent ni plus ni moins que le déficit. Pour être
complet, il faut ajouter que la Codecom de Charny n’a pas eu d’autre choix, compte tenu de la faible marge de manœuvre budgétaire suite à la réforme de la taxe professionnelle.
L’autre volet de la question est le mode de financement des déchets. Est-ce que la taxe est juste ? Est-ce normal que le coût
du service soit assis sur la valeur foncière d’une habitation et non pas sur la quantité produite de déchets ? Vaste débat, mais on devrait bientôt entendre parler de redevance ou tout autre
système plus incitatif et surtout plus juste…
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Coup de gueule
0
Mardi 6 septembre 2011
2
06
/09
/Sep
/2011
09:11
Chaque année, des parents d’élèves ou des élus se mobilisent et se révoltent contre la fermeture d’une classe. C’est par
exemple le cas à Romagne-sous-les-Côtes en cette rentrée scolaire de septembre. Un combat légitime des parents et des élus locaux, mais au-delà du débat sur la suppression de postes d’enseignants
par l’Etat -partie visible de l’iceberg- il y a aussi d’autres causes. Ce n’est pas forcément le cas à Romagne, mais il est fréquent que des familles ne souhaitent pas mettre leurs enfants dans
l’école locale pour des raisons pratiques. Il n’est pas aberrant qu’un couple travaillant dans l’agglomération ait des solutions de garde plus adaptées et plus fonctionnelles pour conjuguer vie
familiale et vie professionnelle. Mais du coup, certaines écoles rurales ont moins d’effectifs. Faut-il refuser toute dérogation pour obliger à scolariser localement ? Je ne suis pas certain que
ce soit la bonne solution.
En tout cas, les politiques sautent sur l’occasion pour brosser dans le sens du poil les parents-électeurs, mais oublient de
se pencher sur le fond du problème : l’attractivité, l’une des clés essentielles de l’avenir de notre département ! Au risque de me répéter, Il faut faire évoluer l’image de la Meuse et porter
nos efforts sur les infrastructures (routières, ferroviaires et numériques). Concernant le numérique, si je me bats depuis des années pour ces technologies, c’est qu’elles favorisent l’émergence
de nouveaux services, vecteurs de développement économique et social, surtout dans un département rural ! Il n’y a pas que le numérique, mais battons-nous pour rendre nos territoires attractifs,
sinon il a fort à parier que nos villages et nos écoles continuent à se vider…
Par Julien DIDRY
-
Publié dans : Coup de gueule
0