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Actualité

Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 10:15

Le NON des alsaciens hier pour la fusion des deux départements Bas-Rhin et Haut-Rhin est un bon cas d’école sur le référendum. Vu de l’extérieur, au moment où les français réclament une simplification du mille-feuilles territorial, on se demande ce qui a poussé les alsaciens à rejeter le projet.

 

Si on regarde de plus près les chiffres de ce scrutin, on peut noter deux phénomènes qui ont contribué à ce que le NON l’emporte. Premièrement, la participation aux alentours de 22 % est très faible. Si on va encore plus loin dans l’analyse, sur plus de 1,2 millions d’électeurs appelés aux urnes, au final le NON représente un peu plus de 9 % des inscrits.  C’est démocratique, mais 9 % des alsaciens appelés urnes ont eu raison des autres 91 %...

 

Deuxième phénomène d'un référendum, les électeurs ne répondent pas toujours à la question posée, mais réagissent plutôt au contexte politique du moment. Au-delà de la crise économique et sociale, si on ajoute le climat autour des affaires et du rejet des politiques, tout est réuni pour favoriser le vote contestataire. D’ailleurs on le voit bien pour ce scrutin, les partis politiques qui se sont mobilisés pour le vote NON, ce sont majoritairement les extrêmes...

 

Moi qui suis plutôt pour "donner la parole aux peuple", ne doit-on pas trouver des voies d’amélioration pour les référendums ? Tout en respectant l’opinion des 9,25 % des inscrits qui ont voté NON, ne devrait-on pas mettre une barrière de participation. Par exemple, en dessous d’un certain seuil de participation (40 ou 50 % ?), le résultat ne serait pas entériné et la décision serait confiée aux élus, représentants du peuple.

 

Aux français d’aller aux urnes s’ils veulent prendre la parole.

 

 


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Mercredi 6 février 2013 3 06 /02 /Fév /2013 06:24

C’est bien connu, pour faire passer un projet dans le domaine scolaire, on s’appuie sur le traditionnel «intérêt de l’enfant». Et bien sûr, chacun détient LA vérité sur le sujet, à droite comme à gauche. Alors forcément, le débat qui fait rage aujourd’hui autour des rythmes scolaires n’échappe pas à règle. Je ne prétends pas être un spécialiste ou un «expert» de l’intérêt de l’enfant, alors je préfère parler de l’intérêt pour la société.

N’étant pas dans une logique d’opposition systématique (et stérile), j’ai trouvé plutôt intéressant les propos du Président de la République à l’automne, sur le sujet : «quant à l'école primaire, elle doit bénéficier d'une pédagogie nouvelle et devenir un lieu où les devoirs pourront être faits plutôt qu'à la maison pour accompagner les enfants et rétablir l'égalité». Je suis un fervent défenseur du «tout doit être fait à l’école» (ou presque). Sans arriver vers un «tout égalitaire» utopique, ce modèle donnerait un peu plus de chance aux enfants qui ont un environnement familial compliqué… Les experts vont me répondre que ce n’est pas possible. D’ailleurs, j’avais déjà interpellé le secrétaire d’état en charge de ces affaires en 2006, mais je n’ai eu qu’une réponse alambiquée…

Pour en revenir aux rythmes scolaires, trois mois après les propos du Président, la réforme s’éloigne de l’esprit initial. On est plutôt dans une notion d’accueil périscolaire supporté financièrement par les collectivités locales avec une aide par élève sans aucune garantie dans la durée. Parmi les dernières rumeurs (à confirmer), il n’y aurait plus d’obligation pour les enfants d’être présents à l’heure périscolaire supplémentaire, dans la mesure où les parents viendraient les récupérer. Bon si c’est dans l’intérêt de l’enfant…Enfin, les communes ou codecom pourront avant le 31 mars, choisir une mise en application à la rentrée 2014 ou 2015 (au choix). Ca va être simple de gérer le transport scolaire…

Bref, l’idée de départ n’a pas résisté au corporatisme et aux clivages partisans. Et ce n’est pas fini. En tout cas, le changement vers le «tout doit être fait à l’école», ce n’est pas pour maintenant…

 


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Dimanche 21 octobre 2012 7 21 /10 /Oct /2012 08:43

Vous avez sans doute entendu dans les médias, que la Caisse d’Allocations Familiales du Nord allait fermer l’accès au public pendant 10 jours pour rattraper son retard, dépassée qu’elle est par les dossiers à traiter. Dans le même temps, Louis GALLOIS, commissaire à l'investissement, va remettre au gouvernement un rapport sur la compétitivité des entreprises. Il préconiserait de réduire de 30 milliards d'euros les cotisations patronales et salariales et pour financer ces baisses, M. Gallois proposerait entre autres, une réduction massive de la dépense publique. Ces deux actualités du moment devraient nous obliger à se poser la question «comment maintenir un service public satisfaisant tout en baissant les dépenses publiques ?».

Il y a trois ans et demi, j’écrivais sur ce blog, un article intitulé «La mairie au cœur du service public ?» lire ici. Je pourrais le reprendre tel quel, tant il est encore d’actualité.

Il faisait référence à des territoires qui expérimentaient des dispositifs pour combler le déficit de services publics en milieu rural autour du «Relai de services publics» (RSP). Avec le numérique, il est possible dans un RSP d’obtenir des informations et d’effectuer des démarches administratives relevant de plusieurs administrations ou organismes publics, principalement en matière d’emploi et de prestations sociales. Avec de la formation, les personnels en place apporteraient des réponses de premier niveau à l’aide des outils internet ou encore pourraient assister les gens dans leurs démarches en ligne.

Alors donnons des moyens aux Mairies françaises pour qu’elles deviennent de véritables «relais de services publics». La commune est l’échelon de proximité par excellence, alors appuyons nous sur ce formidable réseau des Mairies. 

 


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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 15:49

Chaque été, le festival Musique et Terrasses (MET) transforme le quai de Londres en scène musicale pour le bonheur de milliers de jeunes et de moins jeunes. On oublie souvent que derrière ce rendez-vous incontournable au coeur de Verdun, il y a des bénévoles qui tous les ans, jonglent pour financer la programmation de ce festival au retentissement régional.

Dans son édition du 23 février, notre quotidien régional (article Est Républicain) nous fait part des difficultés rencontrées par MET pour boucler le budget, d'où un risque réel pour l'édition 2012. Pourquoi ? Une baisse des subventions de la ville de Verdun mettrait à mal le festival. Je n'ai pas à porter de jugement sur autre ville que la mienne, mais cette situation m'amène à une réflexion. Au-delà du fait que ce festival draine des gens de toutes la région, qu'il participe à l'économie locale et notamment aux commerces du quai pendant la saison, son impact sur l'image et l'attractivité du grand verdunois est évident. Personnellement, je pense que toute manifestation qui contribue à l'attractivité pour notre territoire au sens large, ne devrait pas être financée par la ville d'accueil uniquement. C'est l'affaire de tous. Nous ne pouvons pas vivre en autarcie dans nos villages. Que seront nos communes sans un Verdun fort ? Sans un verdunois attractif ? C'est d'ailleurs un raisonnement qu'aurait pu avoir le Maire de Verdun avec la MJC en 2004, quand il a décidé d'arrêter son financement, alors que de nombreux adhérents proviennent de la ville de la Paix… Bref.

En tout cas, une intercommunalité plus forte dans le verdunois prendrait tout son sens pour soutenir ce type d'action. Cela éviterait à des associations comme MET d'être prisent en otage par des conflits de personnes. Mais comme certains élus préfèrent garder leur semblant de pouvoir, on passe à côté de moyens au service de projets vecteurs d'attractivité. Ceux qui sont au coeur des débats actuels sur l'intercommunalité vont dire que je suis d'accord avec Arsène Lux sur la création d'une communauté d'agglomération ? Oui je suis d'accord, mais à condition que les millions d'euros de dotations supplémentaires soient destinés à rendre le verdunois plus fort et attractif. Ca passe par des investissements porteurs d'avenir pour les générations futures... et des soutiens à des actions comme le festival Musiques et Terrasses.

 

 


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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 00:16

Hier, lors des cérémonies du 11 novembre dans le verdunois, un sujet était au coeur de toutes les discussions : l’inauguration du musée de Meaux par le Président de la République. Un événement qui fait grincer des dents en Meuse, car c’est aux portes de Paris et bien loin des champs de bataille de Verdun que ce musée a vu le jour. Même si ici et là, on parle de complémentarité, il y aura inévitablement un impact sur les visites des champs de bataille de Verdun.

Il n’est pas inutile de rappeler que ce musée à Meaux repose essentiellement sur une collection extraordinaire d’un passionné, Jean-Pierre Verney. Une collection qui a été proposée au Conseil Général en 1988. Mais comme l’indique le collectionneur «ils voulaient la collection, mais pas le bonhomme», résume celui qui est aujourd’hui le conseiller historique et scientifique du Musée de la Grande Guerre (à Meaux…).

Certains voient en ce refus du Conseil Général de l’époque, une erreur stratégique politique, qu’on va payer longtemps. Pas mal d’élus qui ont pris cette décision sont encore en place, alors n’hésitez pas à demander à votre conseiller général ses motivations…

En attendant, quand on interroge le collectionneur (article Est Républicain), il ne mâche pas ses mots : «C’est le passé. Ils ont peut-être fait une erreur mais aujourd’hui la collection est dans un musée. La guerre n’est hélas pas terminée en Meuse. C’est dommage… »

Il résume assez bien la situation. Les conflits entre « certains » coûtent et couteront encore cher à la Meuse et pas seulement dans le domaine de la mémoire… J’ai eu l’occasion de le répéter à de nombreuses reprises, les décision d’aujourd’hui font la Meuse de demain… et c’était valable hier aussi. Voir aujourd’hui que « le musée de la grande guerre » n’est pas à Verdun…


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