Débat

Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 09:34

Le ministre de l’éducation nationale montre du doigt les réseaux sociaux suite au terrible drame d’une jeune fille décédée lundi des suites de coups à la sortie du collège. À l’origine, un conflit latent entre deux jeunes adolescentes et l’intervention d’un grand frère qui tourne au drame. Le ministre (et pas seulement le ministre d’ailleurs), met l’accent sur les insultes et menaces que s’échangeaient les deux filles sur un réseau social.

C’est vrai que les conflits peuvent sortir plus facilement des cours d’écoles et déborder sur le net, donc s’installer dans la vie privée. Mais ne nous réfugions pas derrière la technologie, le problème est ailleurs. Il faut regarder la vérité en face, la violence augmente et chez les jeunes en aussi. En revanche, si les réseaux sociaux ne créent pas la violence, ils peuvent l’amplifier. Sans tomber dans du catastrophisme, tout ça ressemble plutôt à une cocotte-minute avec à l’intérieur une société qui peut exploser si on ne trouve pas la soupape de sécurité… En attendant, cela ne redonnera pas la vie à cette jeune fille.

Par Julien DIDRY - Publié dans : Débat
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 20:21

L'avenir se prépare aujourd'hui. Entrons dans le cœur d'un sujet sensible, je veux parler de l'image de la Meuse ou plutôt de son déficit d’image dû à la conjugaison de plusieurs facteurs. Déjà, on sait que la Lorraine est moins «cotée» que des régions plus au Sud. D’autre part, la ruralité n’a pas toujours bonne presse et bien entendu, notre département est fortement marqué par la grande guerre.

Trois raisons qui contribuent naturellement à une image «particulière». Et pour attirer des entreprises ou du personnel, il faut séduire les familles… et je ne parle pas des difficultés pour trouver un emploi aux conjoints. Quand on connaît le monde de l’entreprise, on sait qu’il est difficile de déconnecter l’attractivité économique d’un territoire de son attractivité tout court. Rendre la Meuse plus attractive, facile à dire mais à faire, c’est une autre histoire. Il faut se rendre à l’évidence, cela prendra des années, voire des décennies.  Quand on sait qu’en politique, on est plutôt calé sur le temps électoral…

A mon sens, il faut impérativement trouver le bon dosage entre les investissements structurants et le tourisme, qu’il soit mémoriel, vert ou culturel. Préparer le centenaire de la 1ère guerre mondiale est une nécessité, mais préparer la Meuse pour les générations futures est un enjeu majeur.

Et ça commence par des infrastructures routières, ferroviaires ou numériques de qualité et une image rénovée. Pour commencer, il faut déjà la volonté de s’engager dans une démarche prospective qui vise à se préparer dès aujourd'hui à demain. Ensuite, c’est une série d’actions qui provoqueront le changement désiré. Tout un programme…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Débat
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 10:34

Ouvrons le débat sur le  volet «intercommunalité» de  la réforme territoriale en s’appuyant sur le cas du verdunois, facilement transposable ailleurs. Celles et ceux qui suivent la vie publique locale ont entendu parler du souhait de la commune de Thierville de quitter la Communauté de communes de Verdun pour rejoindre celle de Charny. Entre temps, la nouvelle loi sur l’intercommunalité vient d’être votée et Madame le Préfet souhaite placer la demande de Thierville dans la corbeille du «Grand Verdun », autour d’un nouveau schéma en 2011. Quoi qu’il arrive, et avant même d’y être invité par l’état, Il serait judicieux que les acteurs locaux se mettent autour d’une table…

Personnellement et comme j’ai pu l’indiquer à plusieurs reprises, notamment à l’Assemblée des Maires à Verdun expo et sur ce blog en septembre (lire ici), je pense qu’il est essentiel de se pencher sur le nœud du problème, la gouvernance… Bien entendu, on pense immédiatement à la représentativité de chaque commune et donc à la capacité des uns et des autres à accepter qu’une Codecom n’est pas un élargissement du pouvoir, mais un espace de compromis dans l’intérêt général. Sur la représentativité, la loi n’a pas vraiment tranché, mais il est possible dans les statuts d’en définir les règles. Concrètement, avant de parler de tout rapprochement ou de fusion, il serait opportun de dessiner les contours d’un projet commun. Mais pas seulement dans le domaine de la gouvernance, il faut aussi parler des périmètres, des compétences transférées et des conséquences sur la qualité du service public ou encore la proximité. Il n’est pas inutile de rappeler que toutes les  compétences transférées (exemple : économie, tourisme, salles des sports, déchets, scolaire, agents d’entretien, culture etc…) sont exercées en lieu et place de la commune par la communauté de communes. D’où l’importance dans une Codecom du couple «gouvernance / compétences transférées».

En effet, une Codecom avec beaucoup de compétences exercées à la place des communes, mais avec peu de place pour le débat, c’est la suppression inavouée des communes. Par contre, la même Codecom, avec une bonne démocratie, ça change tout. Enfin, s’il est impossible de trouver d’accord sur une représentativité équitable, alors il ne faut pas tout transférer… Finalement c’est simple ! Soit les élus anticipent et se retrouvent autour d’un «protocole d’accord» définissant la gouvernance et les compétences, soit on laisse décider pour nous… En tout cas, c’est un sujet suffisamment engageant pour qu’il ne soit l’otage de conflits stériles, de stratégies politiques ou d’ambitions personnelles.


Par Julien DIDRY - Publié dans : Débat
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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 15:23

Les jeunes générations n’ont pas souvenir du garde champêtre dans nos communes. Auparavant, son rôle était de veiller au respect de la loi et des propriétés, il assurait la distribution des plis de la mairie et l’affichage des textes officiels. Il diffusait également les annonces de la mairie à bicyclette, agitant une clochette à chaque station. Dans un article publié sur ce blog début septembre (cf rentrée sécuritaire), j’écrivais qu’à mon sens, l’état devrait être prudent dans les économies d’effectifs dans deux domaines, la sécurité et la santé. Mais il faut se rendre à l’évidence, ça n’ira pas en s’améliorant. Les effectifs de la police ou de la gendarmerie diminuent et ils ont de moins en moins de temps pour la prévention ou la proximité et à termes, ce sont les communes qui devront assurer ces missions. Je dis les communes, mais au final ce seront les habitants qui financeront indirectement les postes de garde champêtre «dernière génération». On va surement me dire que c’est une mission régalienne, certes, mais les faits sont là, il faut faire quelque chose. Je le répète, même si la Meuse n’est pas considérée comme zone sensible et qu’ici nos jeunes  se tiennent plutôt bien, il n’empêche qu’en ruralité aussi, de nombreux faits et méfaits pourrissent la vie des habitants…

Est-ce qu’un jour on reverra dans nos villages un garde champêtre qui assurera la police rurale avec des missions comme la surveillance et la sécurité ?  Ce n’est pas impossible et avec en plus un rôle important dans la prévention, mais pour ça il faut avoir du temps et une bonne proximité. Et dans nos territoires ruraux, les gendarmes n’ont plus de temps pour ça. A suivre…

Par Julien DIDRY - Publié dans : Débat
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 20:30

La réussite scolaire est l’une des préoccupations majeures des parents. C’est bien naturel de se soucier de l’avenir de ses enfants. Pour autant, l’épanouissement d’un jeune ne passe pas impérativement par des études longues. Avant, on dirigeait systématiquement les élèves en difficulté vers les métiers manuels. Maintenant, certains se rendent compte qu’en devenant maçon, plombier, boulanger, mécanicien, charpentier, peintre etc…, on peut gagner sa vie, à condition d'avoir la passion et le savoir-faire. Un savoir-faire indispensable car les techniques ont évolué, les outillages se sont modernisés, les matériaux sont devenus plus complexes…

Pourtant ces métiers n’ont pas toujours la considération qu’ils méritent. Rappelons que l'artisanat est le premier employeur de France, avec plus de 900 000 entreprises qui font travailler 3 millions de personnes. Alors les C.A.P, B.E.P ou B.T.S classes pré professionnelles peuvent aussi permettent de donner des objectifs aux enfants et des perspectives de carrière. Certes, quand on veut faire des études longues c’est bien, mais n’oublions pas qu’il y aussi l’apprentissage, l’alternance...

Bien entendu, c’est bien normal que les parents soient fiers quand leurs enfants ont un beau métier, mais c’est quoi un beau métier ? Et puis surtout c’est quoi le bonheur ?

Par Julien DIDRY - Publié dans : Débat
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